Libéralisation du régime de change, la BAM avance à pas comptés

Abdellatif Jouahri refuse de céder aux pressions du FMI sur la libéralisation du régime de change. Le wali de Bank Al-Maghrib invoque la fragilité du tissu économique marocain, composé à 94 % de TPE-PME vulnérables. En attendant, BAM testera en 2026 le ciblage d'inflation avant son adoption en 2027.

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Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al-Maghrib. Crédit: Abdelhak Senna / AFP

Lors de son point de presse tenu le 16 décembre 2025 à Rabat, le wali de Bank Al-Maghrib (BAM), Abdellatif Jouahri, a livré une lecture sans fard de l’état de l’économie marocaine et des limites de la marge de manœuvre de la politique monétaire. Face aux attentes de certains organismes internationaux et aux interrogations récurrentes sur la libéralisation du régime de change, le message du banquier central est sans ambiguïté : la prudence n’est pas une option, mais une nécessité.

L’argument principal du Wali de BAM est que le Maroc ne peut engager des réformes monétaires lourdes sans un tissu économique suffisamment solide pour en absorber les chocs.

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