Après la pénurie de puces post-Covid et l’inflation alimentée par les fameux tarifs de Trump, voici venu le tour d’une nouvelle onde de choc : l’explosion des prix de la mémoire. Portés par une demande insatiable des data centers d’IA, les coûts des composants flambent déjà. RAM, SSD, puces NAND… tout grimpe. Et le pire, c’est que la crise pourrait durer jusqu’en 2028.
“Si vous êtes un enfant de l’ère Hassan II, vous vous souvenez sans doute du temps où l’arrivée d’un appareil prenait des mois, parfois des années. Une époque que l’on croyait définitivement révolue”
Pendant des années, nous avons vécu avec l’illusion d’une technologie toujours plus accessible. Chaque innovation finissait mécaniquement par se démocratiser : ce qui coûtait une fortune devenait, en quelques mois, un gadget à portée de tous. La Chine inondait la planète de produits abordables, les barrières douanières se tassaient, les chaînes logistiques se fluidifiaient.
Si vous êtes un enfant de l’ère Hassan II, vous vous souvenez sans doute du temps où l’arrivée d’un appareil prenait des mois, parfois des années. Une époque que l’on croyait définitivement révolue.
Puis la magie s’est grippée. Les tensions géopolitiques se multiplient, la fragmentation s’installe, et la technologie redevient rare, chère, disputée. L’insouciance des débuts d’Internet laisse place à une ère d’anxiété, de prudence, parfois de technoscepticisme.
Après avoir incarné la promesse de la démocratisation, la technologie renoue avec l’élitisme. Comme toutes les idées qui triomphent, elle finit un jour par inquiéter.
