Projet de loi sur l’enseignement scolaire : le gouvernement passe sa réforme, sans rien concéder à l'opposition

Adopté dans la nuit du 8 décembre par seulement 128 députés, le projet de loi 59.21 sur l'enseignement scolaire cristallise les tensions. L'opposition et les syndicats dénoncent un texte qui ouvre la voie à la privatisation de l'école publique et à la marchandisation de l'éducation, dans un climat de "dialogue de sourds avec le gouvernement".

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Le ministre de l'Education nationale, du Préscolaire et des Sports, Mohamed Saad Berrada, le 25 novembre 2024 au Parlement. Crédit: Rachid Tniouni / TelQuel

Le projet de loi 59.21 relatif à l’enseignement scolaire a été adopté tard dans la nuit du lundi 8 décembre, au terme d’une séance marquée par une tension palpable entre le ministre de l’Éducation nationale et les groupes de l’opposition. À peine 128 députés, soit environ un tiers de l’effectif de la Chambre, étaient présents pour voter un texte considéré comme structurant pour l’avenir de l’école marocaine.

Quelques jours plus tôt, le 2 décembre, la commission de l’enseignement, de la culture et de la communication avait déjà donné le ton en votant les amendements. La séance, décrite par plusieurs députés comme verrouillée, n’avait intégré que des modifications de forme, rejetant en bloc les révisions de fond proposées par l’opposition. 

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