À Al Hoceima, le Mouvement populaire tente la carte rifaine

En réunissant son sixième conseil national à Al Hoceima, le Mouvement populaire a voulu renouer avec ses racines rifaines et réaffirmer son identité. Entre appel à une grâce royale pour les détenus du Hirak, charge frontale contre le gouvernement Akhannouch et hommage historique, le parti ajuste son positionnement à l'approche des législatives.

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Mohamed Ouzzine, secrétaire général du Mouvement populaire, samedi 6 décembre, à Al Hoceima. Crédit: DR

Une marée jaune a déferlé samedi sur Al Hoceima. Arborant des foulards aux couleurs du Mouvement populaire (MP), militants et responsables ont convergé vers la capitale du Rif pour un rendez-vous qu’ils voulaient hautement symbolique : le sixième conseil national du parti, placé sous le thème “Session de la loyauté, du Rif au Sahara”.

Pour cette formation fondée par d’anciens résistants et membres de l’Armée de libération – officiellement créée en février 1959, après l’interdiction de son congrès fondateur en 1957 – le choix d’Al Hoceima n’a rien d’un hasard. Il s’inscrit dans une démarche assumée de reconnexion avec l’histoire et les territoires qui ont façonné le parti de l’épi. “Le Mouvement populaire n’a jamais renié ses racines. C’est ici qu’il est né, et c’est ici qu’il revient”, a insisté le secrétaire général, Mohammed Ouzzine, dans un discours d’ouverture empreint de nostalgie et de revendication identitaire.

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