Comment et pourquoi Trump investit le terrain du “soccer”

Ce n'est un mystère pour personne : c'est Donald Trump qui recevra ce vendredi le nouveau prix FIFA de la paix. Une compensation pour le Nobel qui lui aura échappé, peut-être, mais avant tout la marque d'une politique du ballon rond à laquelle s'essaye le maître de la Maison Blanche depuis son retour au pouvoir.

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Donald Trump et Gianni Infantino présentant le maillot de l'équipe nationale états-unienne pour la Coupe du monde 2026. Crédit: DR

CR7 à la Maison Blanche. Dans les lieux qui ont vu défiler ces derniers mois les chefs d’État humiliés et les poignées de main crispées, le footballeur portugais a bénéficié de tous les hommages. Et après cinq ligues des champions et autant de ballons d’or, Cristiano Ronaldo a obtenu un trophée d’une autre nature : les clés de la Maison Blanche. Un cadeau dont peu de dirigeants peuvent se targuer d’avoir été honorés. “Mon fils est un grand fan de Ronaldo, et je pense qu’il me respecte un peu plus maintenant qu’il a rencontré grâce à moi”, s’est amusé Donald Trump lors du dîner-gala qui a suivi la rencontre au bureau ovale. Tenter d’extraire un peu de l’aura populaire d’un champion n’est pas une pratique nouvelle : à l’époque du pain et des jeux, les empereurs posaient déjà auprès des gladiateurs – Titus le fit avec Verus et Priscus. Mais dans le cas de Donald Trump et du football, l’accointance est plutôt récente.

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