Devenir quelqu’un
Cinéma. Un adolescent défie les attentes de sa famille bourgeoise, en choisissant de devenir apprenti sur les échafaudages de La Ciotat, à quelques kilomètres de Marseille. Enzo, seize ans, cherche sa place loin de la villa familiale où pèse le regard d’un père déçu, qui aurait voulu que son fils fasse des études supérieures.
C’est au contact de Vlad, ouvrier ukrainien rencontré sur un chantier estival, que le jeune homme commence à entrevoir une émancipation possible.
Film d’ouverture de la Quinzaine des Cinéastes à Cannes 2025, Enzo porte une histoire particulière : celle d’une œuvre posthume achevée par le réalisateur Robin Campillo après la disparition de Laurent Cantet en 2024.
L’acteur italien Pierfrancesco Favino incarne un père tiraillé par l’avenir de son fils, tandis qu’Élodie Bouchez compose une mère en quête de dialogue. Ici, le drame familial se déploie en sourdine, les conflits se nichent dans les silences plus que dans les éclats.
Le 22 novembre à la Cinémathèque de Tanger, les 23 et 25 novembre à l’Institut Français de Rabat, les 25 et 27 novembre à l’Institut Français de Casablanca.
Toutes les notes du portugais

Festival. La 12e édition du festival Visa for Music se poursuit jusqu’au dimanche 22 novembre, avec une programmation qui réunit plus de 500 artistes et 1000 professionnels nationaux et internationaux de la musique.
Concerts et animations se déploient simultanément dans trois lieux culturels de la capitale : le cinéma Renaissance, le théâtre Mohammed V et la Salle Bahnini, en plus de fanfares et ensembles traditionnels dans les espaces publics.
Comme chaque année, les artistes marocains y occupent une place centrale, mais cette édition met tout particulièrement en lumière des artistes issus des pays africains lusophones, qui célèbrent leurs 50 ans d’indépendance en 2025. On y retrouvera notamment la chanteuse Selma Uamusse du Mozambique, Maura Delgado du Cap-Vert, ou encore Tabanka Djaz de Guinée-Bissau.
Du 19 au 22 novembre, à Rabat.
Faire société

Exposition. Dix photographes marocains issus de disciplines et d’horizons variés posent leur objectif sur les fractures et les connexions d’une société en pleine mutation. L’exposition, intitulée “Unmuted Morocco, ce que nous devons les uns aux autres”, et portée par la Fondation Friedrich Naumann, interroge les formes contemporaines de la solidarité et du dialogue à travers une série d’œuvres photographiques qui documentent autant qu’elles questionnent.
Jeunesse, coexistence, espoirs individuels et récits collectifs… chaque image devient le fragment d’une conversation plus vaste sur ce qui lie – ou sépare – les citoyens d’un même pays. Le vernissage réunira artistes et visiteurs dans un dispositif pensé comme une agora visuelle, où l’image remplace le discours.
Vernissage le 22 novembre à la Fondation Friedrich Naumann, (Rabat).
Femmes de scène
Théâtre. L’actrice Aphrodite de Lorraine convoque huit héroïnes du répertoire classique français. De Phèdre aux figures de Molière, en passant par les personnages d’Anouilh et les icônes mythologiques, la comédienne traverse les époques et les registres, accompagnée par le pianiste Anas Naciri. Paroles aux femmes, c’est le nom de ce parcours théâtral et musical, célèbre la puissance des femmes de théâtre, tout en soutenant une cause sociale : l’intégralité des recettes sera versée à l’association Dar Zhor, qui accompagne les patientes touchées par le cancer du sein.
Le 22 novembre à l’Institut Français de Casablanca.
Tout ira bien
Concert. Les places pour le concert du groupe Labess à Rabat s’envolent rapidement, en plus de deux dates à guichet fermé à Casablanca. Très apprécié et mené par Nedjim Bouizzoul, le groupe occupe une place particulière dans le paysage musical, avec un univers à la croisée du flamenco, chaâbi, reggae… Inclassable, il interroge les frontières que nous imposent nos identités. Le dernier album du groupe, Dima Libre, est sorti en 2024.
Le 30 novembre au Théâtre Mohammed V, Rabat.
