Hôpitaux : entre urgence d’agir et exigence de transparence, Tehraoui s'explique

Face à un système hospitalier "en fin de vie", le gouvernement prescrit un traitement d'urgence : la procédure négociée pour réhabiliter 91 établissements. Une mesure dérogatoire qui accélère les travaux mais court-circuite les appels d'offres. Entre sauvetage express et risque d'opacité, le ministère s’explique.

Par

Le project de décret est porté par Amine Tahraoui, ministre de la Santé et de la protection sociale. Crédit: Rachid Tniouni / TelQuel

Pour la première fois depuis l’adoption du nouveau décret sur les marchés publics, en 2022, le recours à la procédure négociée est autorisé à grande échelle dans le secteur de la santé. Une procédure qui, si elle répond à une urgence réelle, bouscule les protocoles habituels de transparence et de concurrence. Une décision administrative en apparence technique, mais dont la portée politique et symbolique dépasse le cadre du simple chantier hospitalier.

L’hôpital dans un état critique

Le 13 octobre 2025, une correspondance signée par le Chef du gouvernement a répondu à une demande formulée par le ministre de la Santé et de la Protection sociale. Amine Tahraoui sollicitait l’autorisation de recourir à la procédure négociée pour la réhabilitation de 91 établissements hospitaliers répartis sur l’ensemble du territoire national.

Le Chef du gouvernement, après examen du dossier, a donné son feu vert, instruisant le ministre délégué chargé du Budget et le Trésorier général du Royaume d’accompagner la mise en œuvre de cette procédure exceptionnelle.

La suite de cet article est réservée aux abonnés.
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 1000 numéros de TelQuel numérisés
Déjà abonné ? Se connecter