Smyet bak ?
Max.
Smyet mok ?
Huguette.
Nimirou d’la carte ?
KE1231156.
Le MOGA tombait en pleines manifs du mouvement GenZ212. Pendant que les jeunes dansaient à Essaouira, d’autres scandaient leur colère dans la rue. La fête sonnait un peu faux cette année, non ?
“C’est important de rappeler que le festival, ce n’est pas seulement la fête mais aussi tout un écosystème de travail et d’opportunités économiques”
Je voudrais d’abord rectifier quelque chose : pendant que certains manifestaient dans la rue, d’autres, eux, travaillaient au festival MOGA. C’est important de rappeler que le festival, ce n’est pas seulement la fête mais aussi tout un écosystème de travail et d’opportunités économiques.
Le festival profite directement à la ville : aux hôtels, aux restaurants, aux bars, aux taxis, aux activités locales… Bref, à tout Essaouira. Pendant près de dix jours, entre le montage, l’exploitation et le démontage, ce sont près de 500 personnes qui ont travaillé sur le festival, dont beaucoup de jeunes. Ils ont rencontré d’autres gens, découvert des métiers, et parfois trouvé une vocation. C’est pour ça qu’il faut éviter d’opposer ceux qui font la fête à ceux qui manifestent. Il y a, dans les deux cas, une même jeunesse, avec ses aspirations, ses besoins et ses moyens d’expression.
