Accord agricole Maroc-UE : anatomie d'une négociation réussie

Le 3 octobre, le Maroc et l'UE ont signé,  in extremis, un nouvel accord agricole. Derrière ce sauvetage diplomatique : une négociation maîtrisée, Rabat ayant transformé une menace juridique en victoire politique. Sources à l'appui, les dessous d'une négociation gagnante.

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Nasser Bourita a été l'un des artisans de la négociation Maroc-UE. Ici avec Dubravka Suica, commissaire européenne pour la Méditerranée, dans le cadre de la 5e édition de la réunion ministérielle de l'Union européenne à Bruxelles le 14 juillet 2025. Crédit: DR

Il fallait sauver l’accord sans tout sacrifier. Le 3 octobre, à Bruxelles, le Maroc et l’Union européenne ont signé un nouvel accord agricole sous la forme d’un échange de lettres amendant l’accord d’association entre le Royaume et les 27. Un acte administratif, presque anodin. Mais qui préserve les préférences tarifaires marocaines, évite une rupture commerciale, et surtout, consolide l’inclusion des produits issus des provinces du Sud.

Le texte a été signé in extremis : le sursis accordé par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) après son arrêt d’octobre 2024 expirait… le 4 octobre dernier. En cas d’absence d’accord, les tarifs préférentiels accordés aux produits agricoles sur le marché européen auraient été tout simplement annulés et un coup dur aurait été porté à la diplomatie marocaine qui enchaîne les décisions positives sur le dossier du Sahara.

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