Il fallait sauver l’accord sans tout sacrifier. Le 3 octobre, à Bruxelles, le Maroc et l’Union européenne ont signé un nouvel accord agricole sous la forme d’un échange de lettres amendant l’accord d’association entre le Royaume et les 27. Un acte administratif, presque anodin. Mais qui préserve les préférences tarifaires marocaines, évite une rupture commerciale, et surtout, consolide l’inclusion des produits issus des provinces du Sud.
Le texte a été signé in extremis : le sursis accordé par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) après son arrêt d’octobre 2024 expirait… le 4 octobre dernier. En cas d’absence d’accord, les tarifs préférentiels accordés aux produits agricoles sur le marché européen auraient été tout simplement annulés et un coup dur aurait été porté à la diplomatie marocaine qui enchaîne les décisions positives sur le dossier du Sahara.
