1- Bamako coupée du monde
Historiquement implanté dans le nord et l’est du Mali, le JNIM (Al Qaïda au Sahel) s’est étendu à l’ouest et au sud ces derniers mois. Il occupe les routes qui mènent à Bamako afin d’instaurer un blocus. Depuis la mi-septembre, des vidéos montrent des dizaines de camions-citernes en flammes sur les routes et la pénurie qui en découle dans les stations-services où le prix de l’essence a grimpé en flèche.
2- Des prises d’otages lucratives
Deux ressortissants émiratis, propriétaires d’une plantation agricole, et un de leurs employés ont été pris en otage le 23 septembre à trente kilomètres au sud de Bamako. “C’est le JNIM qui les détient (…) et refuse les intermédiaires envoyés par Bamako”, affirme sur France 24 le journaliste spécialiste des mouvements jihadistes Wassim Nasr. Le groupe ne souhaiterait négocier qu’avec Abu Dhabi et la rançon demandée “pourrait s’élever à plus de 10 millions de dollars”.
