Depuis janvier 2025, une distorsion fiscale fragilise tout un pan de l’industrie. La Loi de finances a maintenu à 12 % la taxe sur le bois brut, indispensable à la fabrication locale, tout en réduisant à 6 % les droits appliqués aux produits finis en bois importés, venus d’Europe, de Turquie ou d’Asie.
Neuf mois plus tard, les industriels marocains cherchent toujours la logique d’un tel choix, qui revient à encourager l’importation et à pénaliser la production nationale. Car derrière ce différentiel en apparence technique, c’est toute la compétitivité des fabricants marocains qui s’effrite. De Richbond à Maroc Bureau, en passant par 10Rajeb, Bois&co ou Bibancom, les acteurs du secteur dénoncent une politique qui favorise l’import au détriment de la valeur ajoutée locale.
Ils rappellent que, dans une industrie où la matière première représente souvent plus de la moitié du coût de revient, alourdir la fiscalité sur le bois brut revient mécaniquement à affaiblir leurs marges et à limiter leur capacité d’investissement.
