Mais derrière les slogans et les stands flamboyants, la question demeure : pourquoi l’électrique, et surtout, pourquoi maintenant ?
Parce que les chiffres parlent. Les ventes de véhicules électrifiés ont progressé de plus de 50 % en un an. Parce que l’offre s’élargit : 80 modèles disponibles, de la citadine compacte au SUV premium, proposés par une trentaine de marques. Parce que de nouveaux acteurs — notamment chinois — bousculent un marché encore balbutiant, en rendant l’électrique plus accessible.
Parce que les enjeux dépassent la simple question de mobilité. Il s’agit d’industrie et de souveraineté : comment capter une partie de la chaîne de valeur, financer l’infrastructure de recharge, attirer les investissements verts, développer une production locale ?
Parce qu’il y a urgence aussi. Les choix faits aujourd’hui détermineront la place du Maroc dans l’économie mondiale de demain. Restera-t-il simple marché de consommation, dépendant des importations ? Ou deviendra-t-il un hub industriel et technologique de la mobilité durable en Afrique ?
Tel est l’esprit de ce numéro spécial. Mettre l’acheteur au centre, avec un guide clair, un catalogue inédit et neutre. Donner à voir le marché tel qu’il est — ses atouts, ses manques, ses perspectives. Et valoriser ceux qui, entreprises comme décideurs publics, osent préparer le futur plutôt que le retarder.
Le Maroc est sur la voie. Mais pour rouler à pleine vitesse, il reste à bâtir la route : bornes, fiscalité, financement, écosystème industriel. C’est à ce prix que l’électrique cessera d’être une vitrine, pour devenir une réalité partagée.
