Dans une salle d’hôtel au cœur de Casablanca, l’humoriste s’est livré avec humour et sincérité sur ses doutes, ses quêtes, sa foi en la transmission et cette peur de décevoir les siens. Il a aussi évoqué son rapport intime à la spiritualité, son regard sur le Maroc d’aujourd’hui, ses souvenirs du roi Hassan II, et son message de paix dans un monde tourmenté.
TelQuel : Vous avez dit en conférence de presse que jouer au Maroc, c’est “comme jouer devant sa famille”. Que représentent pour vous ces retrouvailles avec le public, ici à Casablanca, deux ans après votre spectacle “D’ailleurs” ?
Gad Elmaleh : En effet, j’ai toujours une appréhension quand je joue au Maroc. Il y a une attente, il y a de l’amour, il y a beaucoup d’affection, beaucoup de soutien, mais on a peur de décevoir, comme avec les siens, ceux qui sont très proches. Cette peur est à la hauteur de l’amour qu’on te porte et que tu portes en toi. Le trac est donc différent. Je n’ai pas peur de mal faire : c’est mon métier et je n’ai pas peur de ne pas faire rire.
