Deep seeker : Sans financements, l’IA restera un slogan

Par Zakaria Choukrallah

Quand il s’agit de technologies, on s’attend généralement à ce que les discours les plus percutants viennent des ingénieurs de pointe, des scientifiques ou des “Tech Moguls”, messies des temps modernes dont on boit les paroles.

Au Maroc, et dans le cadre de mes recherches pour ce premier article de la rubrique L’IA & nous, les mots qui m’ont le plus marqué sont ceux d’un banquier : Mohamed El Kettani, président du groupe Attijariwafa bank. Il a mis le doigt sur le nerf de toute guerre, y compris technologique : l’argent.

Selon El Kettani, cité par Médias24, “il n’y a pas à l’heure actuelle de mécanismes spécifiques pour financer des projets IA au profit des industriels marocains”. Résultat : seuls les grands groupes ont accès à des financements, pas les PME. Quant aux startups, ce ne sont pas les banques commerciales, mais des fonds de capital-risque qui les soutiennent.

On pourrait dès lors hausser les épaules : après tout, les mécanismes de financement traditionnels ne sont pas connus pour leur audace face à l’innovation, surtout au Maroc. Mais avec l’IA, les enjeux sont d’une autre ampleur et la course contre la montre bien plus serrée.

Les projets liés à l’IA sont très peu financés”, insiste El Kettani, qui appelle à structurer un écosystème d’investissement adapté à cette nouvelle génération d’entreprises. En clair : sans financement, l’IA restera un slogan. Avec, elle peut vraiment être transformatrice.

à lire aussi