Le signal est venu il y a trois mois d’Abdelouafi Laftit. Le ministre de l’Intérieur avait alors assuré, devant la Chambre des représentants le 2 juin, que le nouveau modèle de gestion du transport en commun serait “en rupture totale avec les anciennes expériences” dans le secteur urbain. C’est dans ce contexte que l’été a marqué un tournant concret.
Plusieurs villes marocaines ont lancé des appels d’offres pour déléguer la gestion de leur réseau de bus, inscrivant ainsi la promesse du ministère dans le cadre du programme national 2025-2029. Objectif : renouveler des contrats arrivés à échéance et poser les bases d’un service modernisé et harmonisé à l’échelle du pays.
À Agadir, le Groupement de collectivités territoriales Grand Agadir pour le transport et la mobilité urbaine (GATMU) a publié en juillet un appel d’offres ambitieux. Il couvre à la fois le transport urbain et périurbain par autobus et introduit, pour la première fois dans la capitale du Souss, des bus à haut niveau de service (BHNS), un système de transport en commun qui combine la flexibilité du bus avec les avantages du tramway, offrant un service plus rapide et plus régulier grâce à des voies dédiées, la priorité aux intersections et des fréquences élevées. Le calendrier est serré : la remise des offres initiales, d’abord fixée au 29 août, a été repoussée au 2 octobre 2025, apprend-on.
L’attribution du contrat était initialement programmée pour le 24 octobre, suivie d’une signature le 18 novembre, après validation par le ministère de l’Intérieur, et une entrée en vigueur le 16 décembre. Mais vu le décalage de la première échéance, il pourrait conduire à un glissement du reste du calendrier, officiellement présenté comme “indicatif”. Le contrat sera conclu pour une durée de dix ans.
