Comment le Maroc médiéval a-t-il survécu aux pressions extérieures après la chute de Grenade en 1492 ? En 1500, le Maroc n’est plus l’empire conquérant qui a rayonné jusqu’à al-Andalus.
La Reconquista a repoussé les musulmans d’Espagne et réduit le royaume à une entité cernée de menaces : au nord par les puissances ibériques, au sud par l’insécurité saharienne, et à l’est par les turbulences des dynasties maghrébines voisines. Le Maroc devient un État replié, défensif, qui tente de préserver son intégrité territoriale tout en consolidant son socle social.
C’est autour des tribus que s’organise la société marocaine de l’époque. La majorité de la population vit dans un cadre tribal, où la loyauté et la solidarité communautaire sont primordiales. La vie oscille entre sédentarisme, nomadisme et transhumance, selon les nécessités climatiques et les opportunités économiques.
Les villes — Fès, Marrakech, Tétouan ou Meknès — demeurent néanmoins des centres dynamiques. Elles perpétuent un art de vivre inspiré de la splendeur andalouse, avec des palais majestueux, des riads élégants, une cuisine élaborée et des savoirs religieux et scientifiques transmis par des générations de lettrés.
«Le MAROC D'autrefois»
120 DH
Ou
Le malikisme, rigoureuse école juridique de l’islam sunnite, structure la vie urbaine, tandis que, dans les campagnes, un islam plus mystique et populaire prévaut, ancré dans les pratiques des zaouïas et la vénération des saints locaux.
Une première forme de centralisation politique
Sur le plan politique, Le Maroc d’autrefois éclaire le rôle du Makhzen, cet appareil d’autorité centré autour du sultan, qui tente d’imposer son autorité sur un territoire fragmenté.
Ce Makhzen, à base tribale, est loin d’être un État moderne au sens occidental du terme, mais il incarne une première forme de centralisation politique et fiscale, avec une armée de métier qui se constitue progressivement. Cette armée, notamment celle des esclaves noirs (les Abid al-Boukhari) sous la dynastie alaouite, représente un des premiers jalons vers un appareil militaire stable et professionnel.
Le Maroc d’autrefois, fruit d’un travail collectif, décrit aussi une culture originale et syncrétique, nourrie de multiples influences : berbères, arabes, andalouses, subsahariennes. L’art marocain, son architecture, sa musique ou sa gastronomie témoignent de cette alchimie. Le raffinement des palais et des médinas, les savoirs transmis dans les médersas ou les récits des saints et des légendes populaires tissent une mémoire collective qui continue de façonner l’imaginaire national.
Au fil des pages, ce livre dépeint un Maroc pluriel, à la croisée des mondes, qui a su résister aux convoitises extérieures et aux bouleversements internes. Une leçon de résilience et de fidélité à une identité toujours en mouvement, mais jamais reniée.
Le Maroc d’autrefois permet donc de mieux comprendre les racines profondes du Maroc contemporain, ses forces et ses fragilités, dans une histoire longue où les héritages tribaux, religieux et culturels continuent de dialoguer avec les aspirations à la modernité.
«Le MAROC D'autrefois»
120 DH
Ou
Le Maroc d’autrefois, ouvrage collectif, aux éditions Sochepress.
Commandez ce livre au prix de 120 DH (+ frais d’envoi) sur qitab.ma ou par WhatsApp au 06 71 81 84 60

Achetez par whatsapp