Hommage. Il était une fois Ahmed Faras

Disparu mardi 15 juillet à l’âge de 78 ans, Ahmed Faras (1946–2025) n’a pas seulement été le premier Marocain à recevoir le Ballon d’or africain. De Mohammedia à Addis-Abeba, en passant par Mexico et Munich, il a marqué le football africain sans jamais quitter son club, ni son peuple. Portrait d’un homme qui marquait des buts, et les esprits. Une légende.

Par

S’il est devenu une légende, c’est d’abord parce qu’il a su s’adapter et prendre tout le monde à contre-pied. Il était “Moul l’ballon” qui décidait de tout ce qui se passait sur le terrain. Crédit: DR

Il ne courait pas, il marchait sur l’eau. Il ne frappait pas le ballon, il le caressait. Il ne célébrait pas ses victoires, il rendait hommage à un sport qui lui a tout donné. Ahmed Faras n’a pas seulement marqué des buts : il a inscrit un pays tout entier sur la carte du football africain. Ce mardi 15 juillet 2025, le Maroc tourne une page de son histoire, pas seulement footballistique. Les Marocains disent adieu à une époque.

Né à Fedala – aujourd’hui Mohammedia – en 1946, Faras n’a jamais changé de port. Pourtant, il aurait pu s’exporter, rejoindre les lumières et les sirènes des villes européennes car le monde du foot était aux pieds du Ballon d’or africain 1975. Mais il a préféré la constance à l’exode, les siens aux projecteurs. Dix-sept ans passés à défendre les couleurs du Sporting Club Chabab Mohammedia (SCCM). Le “Chabab” de sa ville natale, son club, son sang. Dans un continent où la tentation de l’ailleurs relève presque de l’évidence, Ahmed Faras était une anomalie. Une leçon d’humilité et de discrétion.

La suite de cet article est réservée aux abonnés.
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 1000 numéros de TelQuel numérisés
Déjà abonné ? Se connecter