Mission impossible

Cinéma. Le 15 août 2021, les Talibans parviennent à pénétrer dans Kaboul et à renverser le régime en place. C’est la chute d’une capitale, le début d’un enfer pour les Afghans. Depuis le retour au pouvoir des Talibans, la population civile vit une crise humanitaire sans précédent. S’inspirant d’une histoire vraie, le réalisateur Martin Bourboulon a voulu raconter, dans 13 jours, 13 nuits, l’exfiltration par le commandant Mohamed Bida, alors affecté à l’Ambassade de France en Afghanistan, de centaines de civils afghans qui se sont réfugiés à l’intérieur du bâtiment. Le commandant, qui se trouve alors à seulement deux semaines de la retraite, s’apprête à relever une mission impossible, la plus importante de sa carrière, qu’il mènera pourtant en négociant avec les Talibans. Le réalisateur en tire un film palpitant, avec Roschdy Zem dans le rôle de Bida, et Lyna Khoudri dans le rôle d’Eva, la jeune femme franco-afghane qui l’épaule dans ces tractations périlleuses. En salles à partir du 9 juillet.
Peindre le Maroc
Exposition. Le Musée Mohammed VI de Rabat accueille une nouvelle exposition permanente, avec “Horizon(s) en mouvement, cent ans de quêtes artistiques”, qui propose une plongée dans un siècle de création artistique marocaine, de 1920 à 2020. Inaugurée lors de la 4e édition de la Nuit des Musées et des espaces culturels qui s’est tenue le 26 juin, l’exposition se compose de près de 200 œuvres qui donnent à voir les générations et mouvements artistiques marocains qui se sont succédé au fil des décennies, racontant à leur manière un pan de l’histoire du royaume. Pensée autour de six parcours thématiques, avec une scénographie immersive munie d’un vidéomapping, l’exposition vise également à retracer l’émergence des identités artistiques marocaines contemporaines. Actuellement au Musée Mohammed VI d’Art moderne et contemporain, Rabat.
DJettes à l’honneur.

Concert. La Nuit Electro de l’Institut Français du Maroc fête ses dix ans. À Casablanca, l’événement s’installe cette année sur la Place Rachidi, qui accueillera cinq DJettes maroco-françaises, en plus d’une projection du match d’ouverture de la CAN féminine, opposant le Maroc à la Zambie. La programmation de cette année choisit de mettre en avant des talents féminins, afin de donner un coup de projecteur sur la nouvelle scène électro en plein renouvellement : WIMEL, IVYDECKS, A.M.I.R.A, Leïla Koumiya et VEL rythmeront tour à tour cette grande soirée électro à ciel ouvert. Le 5 juillet sur la Place Rachidi, Casablanca.
Et aussi… Retour aux sources
Peinture. L’artiste-peintre Omar Mahfoudi, qui évolue depuis plusieurs années à Paris, revient pour la première fois à Tanger, sa ville natale. Son exposition, “Des branches oubliées”, marque un retour aux sources, qui interroge des souvenirs d’enfance, ainsi qu’une mémoire personnelle enfouie sous le passage du temps, mais qui finit toujours par refaire surface. Du 4 juillet au 4 septembre à la Galerie Delacroix, Tanger.
Les Catalans à l’honneur
Projection. Un lundi par mois, le cinéma Renaissance projette un film catalan, dans le cadre du cycle Gaudi, consacré au cinéma catalan. Cette semaine, il s’agit de Mamifera (2024) de Liliana Torres, qui s’intéresse au droit des femmes de disposer de leurs corps. Alors qu’une loi demande aux femmes d’observer trois jours de réflexion avant d’avoir recours à un avortement, le film suit l’histoire de Lola, une jeune femme enceinte, qui ne veut pas être mère. Le 7 juillet au Cinéma Renaissance, Rabat.
