Karim Bouamrane : “Instrumentaliser la migration pour expliquer le chômage est problématique”

À Essaouira, lors du Forum des droits humains organisé en marge du Festival Gnaoua, Karim Bouamrane, élu français d’origine marocaine, maire de Saint-Ouen en région parisienne, a défendu une vision inclusive de la citoyenneté et des mobilités. Entre engagement local, fidélité à ses racines et ambitions nationales, il partage sa conception de la République, loin des discours identitaires, et esquisse son rôle dans la recomposition de la gauche française.

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Karim Bouamrane est président du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris, un établissement public de l'État chargé de créer le réseau de transport du Grand Paris Express. Crédit: Yassine Toumi

Les 20 et 21 juin, en marge du Festival Gnaoua à Essaouira, la 12ᵉ édition du Forum des droits humains a réuni artistes, intellectuels et élus autour du thème des mobilités humaines et des dynamiques culturelles. Parmi les interventions fortes, celle de Karim Bouamrane, maire de Saint-Ouen (Île-de-France) et élu français d’origine marocaine. Mêlant parole politique et récit personnel, il a affirmé avec force sa double appartenance franco-marocaine. Au programme : identité, inclusion, migration et citoyenneté. Interview. 

TelQuel : Vous évoquez un sentiment de fierté lié à votre double appartenance, française et marocaine. Que représente pour vous le fait de participer à un événement comme le Festival Gnaoua et d’intervenir dans le cadre du Forum des droits humains à Essaouira ?

Karim Bouamrane : Chaque fois que je viens ici, c’est une grande fierté, car c’est un acte de double patriotisme. En tant que Français et responsable politique, c’est un honneur d’être dans un pays aussi puissant, dynamique et stabilisé que le Maroc. Et en tant que Marocain, intervenir dans un événement aussi rayonnant que le Festival Gnaoua est aussi une immense fierté. Le Maroc dégage une énergie positive, une sérénité que je ne retrouve pas toujours en Europe, où l’on ressent souvent nostalgie du passé et de l’anxiété pour l’avenir. Ici, il y a une fierté du passé et un espoir pour l’avenir.

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