L’état de la pelouse du Complexe sportif Mohammed V de Casablanca a été vivement critiqué ces derniers jours, notamment à l’issue du match amical opposant le Wydad au FC Séville. Sur les réseaux sociaux comme dans les tribunes, de nombreux supporters ont dénoncé une pelouse inégale marquée par des zones dénudées, jugée indigne d’un stade aussi emblématique et qui vient de rouvrir ses portes aux supporters après une longue période de fermeture pour réaménagement.
Face à ces critiques, Karim Glaibi, membre du Conseil communal de Casablanca et du comité de supervision et de contrôle du Complexe, a tenu à clarifier la situation. Selon lui, les irrégularités constatées sur la pelouse sont liées à une transition saisonnière tout à fait normale entre deux types de gazon naturel hybride : le Ray Grass, adapté aux températures froides, et le Bermuda, qui prospère sous un climat plus chaud.
« Nous sommes actuellement dans une phase où le Ray Grass entre en dormance alors que le Bermuda commence à s’épanouir », explique l’élu. « Ce chevauchement génère nécessairement des zones hétérogènes, parfois moins denses, mais cela fait partie du cycle de vie naturel de ce type de pelouse », poursuit-il.

Karim Glaibi rappelle que le Complexe Mohammed V a fait l’objet de travaux de réhabilitation de longue haleine avant sa réouverture. Des opérations de maintenance ont été entreprises récemment, notamment entre le 13 et le 20 mai, afin d’anticiper ces problématiques de transition végétale. Ces interventions visent, selon lui, à « renforcer l’homogénéité du tapis gazonné et à garantir une surface de jeu conforme aux exigences des compétitions internationales ».
À quelques mois de la Coupe d’Afrique des nations, que le Maroc s’apprête à accueillir, les enjeux sont de taille. « Offrir une expérience optimale aux joueurs comme aux spectateurs reste notre priorité », insiste Glaibi, tout en assurant que les travaux de suivi et de régénération de la pelouse se poursuivront jusqu’à atteindre un niveau de qualité irréprochable.
