Chez les grands patrons, on oscille entre attentisme et peur. Peur de quoi ? “De représailles”, nous glisse un industriel de la place, qui tient à garder l’anonymat. Le chef du gouvernement aurait la rancune tenace et mettrait les bouchées doubles pour atténuer toutes formes de critiques le visant.
Notre interlocuteur nous signifie que, dans le monde des affaires, quelle que soit leur envergure, les entreprises finissent tôt ou tard par se heurter à “des obstacles administratifs” qui nécessitent une intervention pour faire avancer les choses. Se retrouver dans le viseur du gouvernement réduirait considérablement les chances de trouver une issue favorable. Dont acte, au sein du patronat marocain, le silence règne, en attendant des jours meilleurs.
