Les films “L'amour ouf“ et “Adios Carmen”, la pièce “Intra Muros”, le spectacle de Nino Arial, l'univers de Denise Masson : les sorties de la semaine

L'amour ouf, de Gilles Lellouche Crédit: DR

Grand amour

Cinéma. Après le succès du Grand Bain, Gilles Lellouche revient derrière la caméra avec L’Amour ouf. Porté par l’un des plus gros budgets du cinéma français (35,7 millions d’euros), le film navigue avec aisance entre thriller, romance et comédie musicale.

C’est sur une période de vingt ans que se déploie une histoire d’amour hors norme, servie par un casting de premier plan, avec François Civil et Adèle Exarchopoulos, qui donnent vie au couple tumultueux formé par Clotaire et Jackie. Dans le nord de la France, durant les années 1990, elle est une lycéenne studieuse, lui un adolescent un peu perdu. Ils vivent une histoire d’amour, avant d’être séparés pour se retrouver de nouveau à l’âge adulte.

Le film, qui prend le parti de jouer avec les genres du cinéma, est rythmé par des séquences de danse orchestrées par le collectif La Horde. Une histoire d’amour, de passion et de retrouvailles.

Actuellement dans les salles.

Tendre duo en amazigh

Projection. Dans son premier long métrage, Adios Carmen (initialement sorti en 2014), Mohamed Amin Benamraoui dépeint la région du Rif dans les années 1970, marquée par l’épopée de la Marche Verte, à travers le regard d’Amar, un enfant abandonné par sa mère après un remariage forcé. L’enfant, qui vit à Nador, trouve refuge auprès de Carmen, une exilée espagnole qui tient le cinéma local et lui ouvre les portes d’un monde d’évasion.

Cette rencontre improbable se déroule sur fond de tensions politiques entre le Maroc et l’Espagne post-franquiste, avec un regard plein de tendresse et de sensibilité sur cette période charnière de l’histoire marocaine.

Adios Carmen, de Mohamed Amin BenamraouiCrédit: DR

Le film a été tourné en amazigh avec des acteurs de Nador : les projections de Adios Carmen sont donc organisées par les antennes de l’Institut français du Maroc, dans le cadre de la programmation du Nouvel an amazigh.

Les 17, 18, 19, 21 et 24 janvier, à Fès, Kénitra, Meknès, Tétouan, Casablanca, Tanger, Marrakech et Agadir.

L’art derrière les barreaux

Théâtre. Intra Muros, la pièce du dramaturge Alexis Michalik, qui en est à sa 8e saison de succès, débarque à Casablanca et Rabat. Dans un centre pénitentiaire, un metteur en scène désabusé donne un cours de théâtre à deux détenus : Kevin, jeune homme impétueux, et Ange, quinquagénaire silencieux qui l’accompagne.

Intra Muros en est à sa 8e saison de succès dans l’HexagoneCrédit: DR

Aux côtés d’une assistante sociale novice et de son ex-femme, ancienne comédienne, il va insuffler de l’art là où on l’attend le moins. Récompensée de multiples Molière et acclamée par la critique, Intra Muros pose avec finesse la question de la rédemption et du pouvoir du théâtre.

Les 22 et 23 janvier, au Studio des Arts Vivants (Casablanca), et au Théâtre Bahnini (Rabat).

De la finance au stand-up

Spectacle. C’est l’histoire d’un banquier reconverti en youtubeur, puis en humoriste qui fait sensation. Nino Arial, après avoir assuré les premières parties d’Alban Ivanov et Redouane Bougheraba, débarque au Maroc avec son premier one-man-show, Pas comme eux, qui fait de lui une étoile montante du stand-up francophone.

Le 18 janvier au Studio des Arts Vivants, Casablanca.

Dans les pas de Denise

Parcours. L’Institut français de Marrakech propose une immersion unique dans l’univers de Denise Masson, célèbre intellectuelle connue pour sa traduction du Coran pour la Pléiade. Une déambulation intime dans le Riad El Hafdi, sa demeure pendant un demi-siècle, fait revivre le parcours de cette femme passionnée de culture marocaine et musulmane. Une occasion rare de découvrir l’héritage de celle qu’on surnommait “la Dame de Marrakech”.

Les 17 et 18 janvier à la Maison Denise Masson, Marrakech.