Harcèlement sexuel à l’université : récit d'une déflagration

“Sexe contre bonnes notes”, “fellation contre validation”, plusieurs affaires de harcèlement sexuel viennent bousculer l’enseignement supérieur, des administrations au ministère. 
Le #MeToo universitaire pourrait-il acter la fin 
de l’impunité pour certains professeurs ?

Par et

TELQUEL

Une onde de choc. Depuis le 27 décembre et l’affaire “fellation contre validation” à l’École nationale de commerce et de gestion d’Oujda (ENCG Oujda), une vague de dénonciations de harcèlement sexuel secoue l’enseignement supérieur. Pour la première fois, des témoignages d’étudiantes déferlent sur les réseaux sociaux, encouragés par le compte instagram #7achak, qui en a reçu une soixantaine, mais aussi par le collectif Hors-la-loi (Moroccan Outlaws) qui a lancé le hashtag #MeTooUniv, le 28 décembre, et a recueilli la parole d’une centaine de victimes à ce jour. Quelques mois plus tôt, en juillet dernier, TelQuel avait publié un premier dossier suite à un appel à témoignages. Parmi les récits que nous avions pu recueillir, certains faisaient référence aux mêmes professeurs, notamment un enseignant de sociologie à la Faculté de lettres et de sciences humaines (FLSH) de l’Université Moulay Ismaïl de Meknès. Ce dernier avait…

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