Intelligence artificielle et données personnelles : l’Afrique entre les mains des multinationales

Alors que l’Afrique est vue comme un territoire à conquérir pour les géants mondiaux du numérique, le continent peine à voir émerger des acteurs locaux. Une cyberdépendance qui bride la souveraineté numérique des États africains.

Par

Un employé du centre Google Intelligence Artificielle devant un panneau Google à l'intérieur du bureau d'Accra, au Ghana, le 10 avril 2019. Ce centre est le premier centre d'IA créé en Afrique par Google. Crédit: CRISTINA ALDEHUELA / AFP

Vaste et prometteur, le marché africain du numérique aiguise les appétits. Avec une démographie en constante hausse, le continent, où seuls 34 % de la population utilisent le réseau internet, concentre en son sein un potentiel de croissance et de développement qui ne laisse pas indifférents les géants mondiaux du numérique. Se pose alors la question de savoir quels sont les acteurs économiques qui pourront bénéficier de ce futur eldorado des données numériques, principal carburant pour les programmes d’intelligence artificielle. En l’absence d’une législation exhaustive sur la cybersécurité et la protection des données personnelles, le risque est grand de voir les géants américains et chinois du secteur mettre la main sur le cyberespace africain sans que cela profite à l’écosystème local.

Cybercolonisation

Expliquer la dépendance technologique de l’Afrique dans le secteur stratégique du traitement des données personnelles et de l’intelligence artificielle (IA) est l’objectif que s’est…

article suivant

Coup de filet mondial contre le dark web : Europol annonce 150 interpellations