Mushtaq Khan : “La lutte anticorruption ne passe pas forcément par l’État de droit”

Mushtaq Khan défend une nouvelle approche dans la lutte contre la corruption. Elle se veut plus adaptée aux pays en développement, remettant ainsi en cause les stratégies classiques adoptées jusque-là. Interview.

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Au Maroc, la corruption fait partie intégrante de la vie quotidienne, raison pour laquelle le pays figure au 80e rang des États les plus corrompus, selon le dernier indice de perception de la corruption de Transparency International. Dans cette interview, Mushtaq Khan explique les raisons de cet échec, selon lui. Un échec qui ne concerne pas que le Maroc, mais l’ensemble des pays ayant adopté l’approche standard sans tenir compte des caractéristiques de chaque pays.

On vous reproche parfois de vouloir lutter contre la corruption sans le préalable de l’État de droit…

Les deux approches sont tout à fait liées. La raison pour laquelle la corruption est très élevée dans les pays émergents est justement l’absence des principes de l’État de droit. Si les plus puissants enfreignent les règles, cela veut dire clairement que l’on a échoué à instaurer l’État de…

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