Fête du trône, paroxysme du protocole royal

L’historien Nabil Mouline décrit et décrypte la fête 
du trône dans l’ouvrage collectif ‘Le Maroc au présent’ (Centre Jacques Berque, 2015). Au centre du cérémonial d’allégeance, le rapport entre le roi et les différents participants.

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Cérémonie d’allégeance au palais de Tétouan le 31 juillet 2007. Crédit: ABDELHAK SENNA/AFP

C’est sous un soleil de plomb que plusieurs centaines de dignitaires du Makhzen et d’invités attendent depuis plusieurs heures devant le parvis du palais royal – appelé le Mechouar (le lieu de délibération et de concertation) – pour participer ou assister à la principale cérémonie de ‘id al-‘arsh (la fête du trône): hafl al-wala’ (cérémonie de l’allégeance).

Nabil MoulineCrédit: DR
Alors que chacun essaye de faire passer le temps à sa manière en attendant le moment fatidique, les agents de sécurité et les domestiques du palais, eux, tiennent leurs postes sereinement – du moins en apparence. Seuls les fonctionnaires du protocole royal s’affairent. D’un seul coup, la tension monte. Le bruit commence à courir que Sidna (Notre seigneur – le titre informel du roi) sortira bientôt. Commence donc une course contre la montre pour mettre…

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