Reconfinement : nuit blanche pour mesure noire

Quelques heures après la décision des autorités de boucler les entrées 
et sorties de huit villes, un sentiment de panique a saisi les Marocains, pris de court, dubitatifs, scandalisés et très pressés suite à cette décision et son timing.

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La gare routière de Ouled Ziane prise d’assaut, dans la foulée du communiqué des autorités bouclant les entrées et sorties de Casablanca. Crédit: AIC Press

Scènes ubuesques dans un Maroc où, décidément, on ne sait plus sur quel pied danser. En interdisant, le dimanche 26 juillet, les entrées et les sorties dans huit villes du pays, les pouvoirs publics ont été confrontés à un retour de boomerang qu’ils n’avaient apparemment pas prévu. Immédiatement après l’annonce, un tohu-bohu monstre a pris place dans les gares routières et ferroviaires, mais aussi sur les routes et autoroutes du pays. Un effet contraire, puisque la décision gouvernementale voulait empêcher les voyages prévus pour les célébrations de l’Aïd Al Adha.

Des moutons et beaucoup de bouchons

La restriction de déplacement a été annoncée aux alentours de 18 heures, par voie de communiqué, pour une prise d’effet à minuit, laissant aux citoyens six heures seulement pour prendre la route et rejoindre des familles qui, pour beaucoup, se trouvent en dehors des périmètres…

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