Après le suicide de la militante égyptienne Sara Hegazy, la tristesse de la communauté LGBTQ+ marocaine et arabe

Le 14 juin, l’annonce du suicide de Sara Hegazy, militante égyptienne LGBTQ+ a plongé toute la communauté queer arabe dans le deuil, et tire la sonnette d’alarme quant à la santé mentale des activistes les plus exposés.

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Sara Hegazy, le 22 septembre 2017 au Caire, brandissant fièrement un drapeau LGBTQ+ à un concert de Mashrou’Leila. Crédit: DR

A mes frères et sœurs, j’ai essayé de survivre, mais je n’y suis pas arrivée, pardonnez-moi. À mes amis, l’expérience est dure et je suis trop faible pour me battre, pardonnez-moi. Au monde, tu as été cruel avec moi, je te pardonne”, tels sont les derniers mots couchés sur papier de la militante LGBTQ+ égyptienne Sarah Hegazy, qui a mis fin à ses jours le 14 juin. Si son nom ne résonnait presque pas au-delà des frontières égyptiennes avant son suicide, des hommages à la jeune femme continuent d’affluer du monde entier, près d’une semaine après les faits. Le 22 septembre 2017 au Caire, elle brandissait fièrement un drapeau LGBTQ+ à un concert de Mashrou’Leila, le groupe de rock alternatif devenu symbole de la cause dans le monde arabe. Trois jours plus tard, elle était arrêtée à son domicile pour “incitation à la…

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