Coronavirus: Zakaria Boualem et le “miracle” marocain

Par Réda Allali

En direct de son appartement, le Boualem vous adresse ses salutations confites. Le ramadan superposé au confinement, c’est un peu le mode sans échec du mode sans échec, une sorte de double épreuve dont il n’imaginait pas pouvoir sortir vainqueur. Et pourtant, le bougre tient bon, même s’il craint qu’à ce rythme, la planète ne se transforme en asile géant à court terme. Il voudrait partager avec vous une interrogation qui le taraude depuis plusieurs semaines, et dont il n’a pas réussi à identifier le début d’une réponse satisfaisante, les amis. Concentrez-vous s’il vous plaît, nous avons besoin de toutes les ressources. Il se trouve que nous avons perdu moins de deux cents personnes depuis le début de la pandémie. Certes, c’est très triste, mais c’est un chiffre plutôt bas, lorsqu’on le compare à ceux qu’affichent nos voisins du nord. Comment expliquer ce prodige? Pour analyser ce chiffre, nous allons admettre qu’il est exact. Non pas parce que nos glorieuses autorités ont le culte de la transparence, mais bien parce qu’on ne voit pas comment on pourrait le trafiquer à…

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