La guerre spectacle de Y.A. Elalamy dans “C’est beau, la guerre”

Le dernier roman de Youssouf Amine Elalamy se penche sur les parcours fracassés des exilés.

Dieu que c’est beau, la guerre vue du ciel”, s’exclame un jeune comédien, imaginant les bombes “fleurir en poudre de lumière”. Imaginant, car il ajoute aussitôt : “Seulement voilà, moi, la guerre, je ne l’ai jamais vue d’en haut, seulement d’en bas.” À cause de la guerre, sa ville s’enfonce dans le gris et la propagande en lettres rouge sang orchestrée par le Docteur, le dictateur qui apparaît sur tous les écrans. À cause de la guerre, les enfants deviennent soldats, les femmes proies, et chacun creuse une tombe sans savoir si elle sera pour les siens ou pour lui. Alors, stupéfait d’être vivant encore, il faut partir. Et affronter une autre guerre : la traversée de la mer. “Curieusement, la crainte de la mer nous ne l’avions pas encore, sans doute par ce que la peur était déjà en nous. Celui qui fuit la guerre emporte toujours la peur nichée quelque part dans son cœur.” Puis une autre guerre encore : le regard de…

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