Mohamed Seddiki : “Je croyais profondément que ces détenus étaient des victimes”

Ex-bâtonnier et ancien journaliste, militant pour les droits humains et membre de l’UNFP, Mohamed Seddiki vient de publier Awraq min Dafatir Hoqouqiy (Feuilles des carnets d’un militant des droits humains). Ayant côtoyé les bâtisseurs du Maroc moderne, ce témoin privilégié nous dévoile 
les coulisses du combat entre la gauche marocaine et Hassan II.

Par et

Mohamed Seddiki Crédit: FAHD MERROUN

Mohamed Seddiki nous reçoit dans son cabinet d’avocat à Rabat. Il a embrassé cette profession il y a plus de cinquante ans après avoir été journaliste, comme le rappellent les étagères de ses placards débordant de journaux et de correspondances. Autant d’archives devenues, avec le temps, des documents précieux sur des pans de l’histoire du Maroc postindépendance et de la prise de pouvoir progressive par Hassan II. Journaliste au sein d’Attahrir, le journal de l’UNFP, Mohamed Seddiki assiste à l’arrestation, le 15 décembre 1959, de Mohamed Fqih Basri, directeur du journal, ainsi que Abderrahmane Youssoufi, son rédacteur en chef, précédant la fermeture pure et simple de cette publication d’opposition. Il renonce alors au quatrième pouvoir pour porter son combat…

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