Khadija Tnana: “Si on défend l’idée de la liberté individuelle, tout le monde va en profiter, y compris les hommes”

Smyet bak ? Mohamed. Smyet mok ? Khadija. Mais je la connaissais sous le nom de Lakhadhouja. A l’époque, dans les familles tétouanaises, les femmes changeaient de nom arrivées à un certain âge. Nimirou d’la carte ? L94742. Votre vidéo “Mon corps ma liberté” dénonçant le viol a essuyé beaucoup de critiques. Un fiasco ? Absolument pas ! Nous ne pensions pas être écoutées à ce point. La plupart des critiques étaient des insultes. Mais il y a eu aussi des réactions de soutien. Je l’ai vécu comme un hommage. Vous êtes une artiste autodidacte, arrivée tardivement à la peinture. A-t-il été difficile pour vous d’acquérir une légitimité artistique ? Certains disaient que je ne ferais qu’une exposition ou deux avant de m’arrêter, car c’est souvent ce qu’il se passe. D’autres considéraient que c’était une chance de ne pas avoir suivi d’études académiques, car j’étais plus libre dans mes gestes. Je me suis dit que si je ne faisais pas cette première exposition, je continuerais d’avoir peur et j’en serais au même point. Cela m’a poussée à travailler davantage. Vous…

article suivant

Vers une pénurie de masques sanitaires au Maroc ?