‘Égypte 51’, de Yasmine Khlat: exil et nostalgie

Correspondance. En lice pour le prix Lagardère-IMA de la littérature arabe, le cinquième livre de la Libanaise Yasmine Khlat revient sur le départ d’Égypte de la bourgeoisie syro-libanaise.

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Egypte, 1951. Alors que commence l’affaire du canal de Suez, le docteur Stéphane Yamim tombe amoureux de la belle Mia aux yeux d’or, jeune artiste-peintre de la grande bourgeoisie syro-libanaise, tout à ses occupations mondaines et à ses états d’âme – elle a renoncé à son amour pour Ramo, qui n’était pas de son milieu.

Égypte 51
, Yasmine Khlat, Elyzad, 156 p., 
210 DHCrédit: DR
Liban, 1984. Téo, le fils de Stéphane et Mia, dernier survivant de sa famille décimée par la guerre civile, traîne sa misère et sa jambe blessée dans un Beyrouth à feu et à sang qu’il refuse de quitter pour un énième exil. Monrovia, plus tard. Jo, le vieux gardien, se souvient avec mélancolie de ces ombres gracieuses en écoutant les lettres que lui lisent ces inconnus venus “soulever les émotions, convoquer les souvenirs”.

Tombeau d’un monde disparu

Dans…

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