On étouffe, de l’air!

On étouffe, de l’air!

Par Réda Dalil

Alors que Hajar Raissouni attend, dans sa cellule, d’être jugée pour “relations sexuelles extraconjugales” et “avortement illégal”, le sempiternel débat entre dits progressistes et dits conservateurs se construit selon une séquence classique. Comme de coutume, il part d’un fait précis pour déboucher sur un bras de fer stationnaire entre les aspirants à des droits fondamentaux plus élargis et ceux qui s’arcboutent sur la majorité silencieuse pour rejeter toute mise en cause des lois actuelles. Les uns et les autres dérouleront leurs arguments, leur émotion et leur cri de cœur avant qu’une actualité en chasse une autre et que le Maroc reprenne ce rythme ronronnant qui est désormais le sien.

Car, en définitive, notre pays s’est gentiment installé dans une phase que l’on pourrait qualifier d’anhistorique, hors du temps. Un somnambulisme tranquille à peine agité par cette histoire de nouveau modèle de développement, censé sonner le réveil des énergies collectives. Naturellement, le nouveau modèle est assimilé par ceux qui en initient la réflexion à une feuille de route technique, purement économique. On compulsera des chiffres et on tentera d’agir sur les...

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