Mohamed Mouftakir, le dramaturge du cinéma

Après Pégase en 2009 et L’Orchestre des aveugles en 2015, 
le cinéaste vient de boucler le montage de son troisième long métrage, L’Automne des pommiers. Un opus fort et fin, un casting tout en douceur. Rencontre avec un réalisateur de l’esthétique.

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L'Automne des pommiers offre une plongée dans un drame social où l’enfant (Anas Bajouli) subit la colère d’un “père” cocufié face à une mère tiraillée et des grands- parents (Mohamed Tsouli et Naïma Elmcharqui) en fin de vie.
L'Automne des pommiers offre une plongée dans un drame social où l’enfant (Anas Bajouli) subit la colère d’un “père” cocufié face à une mère tiraillée et des grands- parents (Mohamed Tsouli et Naïma Elmcharqui) en fin de vie. Crédit: DR

Le film ? Une succession de tableaux, une avalanche de mouvements délicats, une caméra aimante qui pose son regard sur des plans finement conçus, des séquences amoureusement enfantées. Une plongée dans un drame social où l’enfant subit la colère d’un “père” cocufié face à une mère tiraillée et des grands-parents en fin de vie. L’option de la pomme est justifiée par le réalisateur pour sa connotation religieuse, mythologique, son rapport au péché. Et comme par le passé, Mohamed Mouftakir fait du hasard son ennemi premier. Rien ne doit lui échapper. Tout est dans le saisissement : “Pour moi, une idée est une émotion. S’il n’y a pas d’émotion, je suis incapable d’écrire. J’écris seul mais je donne beaucoup à lire. Je n’ai pas de lecteurs professionnels. Il faut que je sente la personne pour partager avec elle un jet d’écriture.”

Thérapie…

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