Azzedine Midaoui : “Avec l’IA, 50 à 70 % des métiers disparaîtront d’ici 2050”

Azeddine Midaoui, ministre de l’Enseignement supérieur, a alerté mercredi sur l’ampleur des bouleversements induits par l’intelligence artificielle, estimant que “50 à 70 % des métiers disparaîtront d’ici 2050”, remplacés par des systèmes automatisés.

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Azzedine El Midaoui, ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l'innovation. Crédit: Rachid Tniouni / TelQuel

Selon Al3Omk, lors d’une journée d’étude à la Chambre des représentants consacrée à la transformation des politiques éducatives, le ministre a pointé le retard du Maroc dans la modernisation de son arsenal juridique relatif à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique.

« Les mutations que nous vivons touchent tous les secteurs à une vitesse fulgurante », a souligné Midaoui, appelant à repenser les politiques publiques à la lumière des défis géopolitiques, climatiques, alimentaires et énergétiques. Il plaide pour un investissement renforcé dans la recherche et la formation, notamment dans les domaines scientifique, technique et professionnel, afin d’adapter les jeunes aux exigences d’un marché du travail globalisé.

Selon lui, il est urgent de se concentrer sur « les métiers d’avenir à dimension globale et universelle », affirmant que « l’économie mondiale et le capital aujourd’hui ne reconnaissent pas les frontières. Il faut préparer nos diplômés à s’adapter tant scientifiquement, que techniquement ». Il insiste aussi sur l’intégration des sciences humaines, essentielles à « l’équilibre psychologique et social » et à la consolidation des « valeurs morales ».

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Midaoui a défendu la continuité des politiques publiques engagées depuis 2009, avec notamment le programme d’urgence et la stratégie 2015-2030, soulignant qu’il ne s’agit pas de repartir de zéro mais de capitaliser sur les acquis.

Le ministre a par ailleurs critiqué le retard pris dans la réforme du cadre législatif : « Nos lois datent des années 2000 ou 2010. Or, le secteur a connu des transformations profondes. Il faut des textes à la hauteur des mutations. »