Travail des “petites bonnes”: malgré la loi, le statu quo

En 2010, entre 60.000 et 80.000 employées de maison avaient moins de 15 ans. Si l’on ne connait pas leur nombre aujourd’hui, le phénomène des “petites bonnes” mineures reste une tare que les  initiatives législatives ne semblent pas pouvoir éradiquer.

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Avant, on les voyait porter les cartables des enfants à la sortie de l’école, au hammam pour porter les seaux d’eau, elles étaient dans l’espace public. Maintenant on en a honte, on les cache, mais on a quand même recours à leurs services, » témoigne Meriem Othmani, présidente-fondatrice de l’Institut national de solidarité avec les femmes en détresse (INSAF), une association qui depuis 2002 lutte pour l’éradication du travail des « petites bonnes ». En 2010, un collectif dédié à cette cause, dont l’INSAF fait partie, révélait qu’entre 60.000 et 80.000 jeunes femmes âgées de moins de 15 ans étaient employées de maison au Maroc. « Aujourd’hui on ne connait pas leur nombre, » déplore la présidente de l’association qui, depuis le début de ses activités, a pu « sauver et intégrer » 500 d’entre elles dans le circuit scolaire. Focus sur…

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