L'Intérieur présidera une commission interministérielle sur la réforme des CRI

En vertu d'un projet de décret qui doit être examiné aujourd'hui en Conseil de gouvernement, les Centres régionaux d'investissement (CRI) seront soumis à l’autorité du ministère de l’Intérieur. Celui-ci sera également chargé de chapeauter la commission chargée de mener la réforme de ces établissements.

Par

Le ministre de l'Intérieur Abdelouafi Laftit lors d'une intervention au Parlement le 24 décembre. Crédit: Rachid Tniouni/TelQuel

Réuni ce jeudi, le Conseil de gouvernement examinera un décret complétant la loi 47-18 relative à la réforme des Centres régionaux d’investissement (CRI). Le texte, que TelQuel Arabi a pu consulter, confirme que le ministère de l’Intérieur sera chargé de mener cette réforme voulue par le roi Mohammed VI et annoncée dans son discours du trône du 29 juillet 2018. D’après le document, “les centres régionaux d’investissements seront soumis à l’autorité du ministère de l’Intérieur”.

Le texte indique également qu’une commission chargée de mener cette réforme sera mise sur pied. Présidée par le ministre de l’Intérieur, elle sera composée du secrétaire général du gouvernement, du ministre de l’Économie ainsi que du ministre de l’Industrie. Selon Telquel Arabi, cette commission se réunira “au moment nécessaire et à l’invitation du président qui définira l’agenda des rencontres”. Cette commission tiendra également une réunion annuelle durant le mois d’avril pour évaluer les rapports soumis par les CRI ainsi que les propositions de ces institutions.

Le décret précise également que les CRI seront soumis à une évaluation annuelle qui sera assurée par des acteurs spécialisés. Cet examen devra notamment permettre de connaître l’impact des CRI sur le flux des investissements, leur rôle dans la stimulation des investissements ainsi que les aides fournies aux investisseurs et entreprises, notamment les PME. Selon TelQuel Arabi, il reviendra au ministère de l’Intérieur de définir les indicateurs qui seront utilisés dans le cadre de cette évaluation.

article suivant

Jerada : du soulèvement de la rue au soulèvement par les urnes