Cinémathèque marocaine, beaucoup d’ambitions mais pas un sou

De grands espoirs reposent sur la récente réanimation de la cinémathèque marocaine. A l’arrêt depuis des années, cette structure fantôme est aujourd’hui au cœur de plusieurs chantiers importants, malgré l’absence de budget.

Par

Bien que le projet soit en marche depuis trois ans, ni la cinémathèque ni le CCM ne sont capables de chiffrer les archives dont ils disposent.

Il y a vingt-trois ans, à Rabat, la cinémathèque marocaine ouvrait ses portes au public. On annonçait en grande pompe d’ambitieuses missions: conserver le patrimoine national, acquérir des films de l’héritage cinématographique mondial, programmer des projections, préserver les archives visuelles et sonores liées au cinéma, créer une bibliothèque cinématographique, et bien d’autres belles choses. Une Fata Morgana dans un secteur où tout est à construire et, surtout, un échec cuisant – justifié par un statut précaire et un manque de moyens -, dont les dégâts sont mesurables aujourd’hui. La structure de la cinémathèque a été transformée en bureaux administratifs, une grande partie des archives (bobines ou matérielles) a été perdue, mal conservée, et trop souvent laissée à l’abandon par les responsables qui se sont succédé à la tête du Centre cinématographique marocain (CCM) depuis la création de la cinémathèque.

Pour une éducation à l’image

article suivant

Exclu Qitab : "L’Idéologie Arabe Contemporaine", Abdallah Laroui réédité