Le chef de l'armée de l'Air mis à la retraite

Le chef de l'armée de l'Air mis à la retraite

Le chef de l'armée de l'Air algérienne a été mis à la retraite et remplacé mardi, a annoncé le ministère de la Défense, un départ qui s'inscrit dans une vague de limogeages au sein de la haute hiérarchie militaire du pays.

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Le général Abdelkader Lounés. Crédit: Youtube/Algérie TV

Le chef d’état-major de l’armée algérienne, le général Ahmed Gaïd Salah, va installer mardi dans ses fonctions «le général-major Hamid Boumaiza, en qualité de Commandant des Forces aériennes, en remplacement du général-major Abdelkader Lounes, mis à la retraite», a indiqué le ministère dans un communiqué.

C’est la première confirmation officielle du limogeage du général Abdelkader Lounes, annoncé la veille par la chaîne privée Ennahar TV, réputée proche du pouvoir. Ennahar a également évoqué le limogeage du Commandant des forces terrestres (CFT), le puissant général Ahcène Tafer, ce qui n’a pas été confirmé officiellement dans l’immédiat.

Ennahar TV avait également annoncé début septembre les limogeages du chef d’état-major de l’armée de l’Air, le général-major Mohamed Hamadi, et du chef des Forces de défense aérienne du territoire, le général-major Bekkouche Ali. Ces départs n’ont pas été confirmés officiellement.

Depuis début juillet, le président Abdelaziz Bouteflika a remanié la haute hiérarchie militaire en relevant de leur commandement plusieurs généraux, dont les chefs de trois des six régions militaires du pays et le commandant de la Gendarmerie nationale (CGN). Il a en outre démis de ses fonctions fin juin le directeur général de la Sûreté nationale (DGSN, police algérienne), le puissant général Abdelghani Hamel, ancien militaire.

Plusieurs médias, dont Ennahar TV, ont également fait état des remplacements, entre autres, du chef de la Direction centrale de la Sécurité de l’Armée (DCSA, renseignements) et du Contrôleur général de l’Armée, sans que ces décisions soient confirmées ou démenties.

Cette série de limogeages de hauts-gradés de l’armée -longtemps considérée «faiseuse de rois» en Algérie- a suscité de nombreuses questions à huit mois de la présidentielle de 2019, marquée par l’incertitude autour de la candidature à un 5e mandat du président Bouteflika, 81 ans et affaibli.

Début septembre, semblant vouloir couper court aux spéculations, le mensuel El Djeich, organe de presse officiel de l’armée algérienne, avait affirmé dans un éditorial que ces mouvements n’avaient pour seule origine que «l’alternance» habituelle, et assuré que les nouveaux promus avaient été choisis pour «leurs compétences» et leur «mérite».

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