Le mépris

Par Aicha Akalay

Plus de Danone, plus de Sidi Ali, et plus de plein chez Afriquia. C’est le régime conseillé par la Toile cette semaine. Chaque jour depuis le 20 avril, des centaines de posts Facebook et de tweets plaident pour le boycott de ces trois groupes : Centrale Danone, Holmarcom de la famille Bensalah et Akwa de Aziz Akhannouch. Principal argument : les prix pratiqués par ces leaders dans leur secteur sont trop élevés, il faut les pousser à les baisser en les sanctionnant. Tellement séduisant que même des artistes et des stars du petit écran se sont joints à l’initiative. Il y a bien sûr le risque d’instrumentalisation politique. En 2014, Abdelilah Benkirane, du temps où il était Chef du gouvernement, avait annoncé, de manière désinvolte, son intention de boycotter le “Danone” pendant dix jours à cause d’une hausse de prix. Cette annonce populiste et irresponsable d’hier, fait-elle de lui l’instigateur de la campagne d’aujourd’hui ? Du soupçon à l’accusation, il y a un pas que nous ne pouvons franchir. Une…
article suivant

Les joies de l’open space