Squirroo, la start-up qui s'inspire du modèle du financement "Daret"

Inspirée du modèle de financement Daret (la tontine à la marocaine), la start-up française Squirroo propose une offre alternative aux crédits classiques.

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Crédit : Squirroo

Si l’obtention d’un crédit de consommation s’avère parfois difficile, la tontine est une alternative donnant accès à des sommes importantes sans recourir aux établissements bancaires. C’est sur ce concept que travaille la start-up française Squirroo, qui ambitionne de s’imposer sur le marché de financement à la consommation comme « une offre alternative moins chère, plus simple et solidaire. »

Inspiré par le modèle de financement Daret (la tontine à la marocaine), le jeune marocain, Youssef Mellouki, quitte les banques d’investissement où il travaillait pour fonder Squirroo, dont le nom sonne comme un clin d’œil à l’écureuil (Squirrel en anglais). Le jeune marocain, 33 ans, entend « aider les utilisateurs à accéder à un crédit plus facilement et moins cher que les solutions classiques« . Pour ce faire, il a basé sa start-up sur le concept de « crépargne » – comprenez crédit-épargne.

La démarche est simple. Une personne s’inscrit sur le site web de Squirroo et crée une « crépargne« . Après avoir défini le montant régulier et la fréquence de rotation, la personne invite ses proches par le biais d’un mail ou les réseaux sociaux. Les invités définissent ensuite l’ordre souhaité de reversement de la collecte. Une fois le groupe formé, la « crépargne » démarre et les participants se font prélever et reverser automatiquement les montants en fonction du calendrier de paiement prédéfini.

Selon Youssef Mellouki, ce système d’échange financier rotatif permet aux utilisateurs de « constituer une épargne en finançant leurs proches plutôt que des comptes bancaires tout en leur assurant le rendement du Livret A« .

La start-up propose en outre son service gratuitement jusqu’au 30 juin 2018 pour séduire de nouveaux utilisateurs. Youssef Mellouki nous explique qu’après cette date, « la dernière personne à recevoir la « crépagne » ne paiera jamais de commission, elle recevra en effet une prime équivalente à un placement dans un Livret A en banque. La première personne, elle, paiera une commission moyenne de 2%, le taux dépendant du montant régulier déposé.

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