La FGD accuse le maire PJD de Rabat de conflit d'intérêts

Les élus FGD du Conseil de la ville de Rabat accusent le maire Mohamed Saddiki (PJD) d'avoir inscrit à l'ordre du jour une expropriation d'une parcelle pour son intérêt personnel. L'intéressé affirme de son côté que c'est la Wilaya et non la majorité qui a inscrit ce point à l'ordre du jour.

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Mohamed Saddiki. Crédit : Aicpress

Sur Facebook, les élus de la Fédération de la gauche démocratique (FGD) de Rabat ont reproché à Mohamed Saddiki, le maire PJD de Rabat, de vouloir lancer une procédure d’expropriation pour son intérêt personnel. Ce point a été inscrit à l’ordre du jour sous l’invocation de l’utilité publique. Le Conseil de la ville se réunit ce vendredi 5 mai, mais la requête sera examinée deux semaines plus tard, le 19 mai.

La parcelle de terrain concernée est utilisée par la Redal. Elle abrite depuis 1947 ans un transformateur électrique, ainsi que deux immeubles pour l’usage du personnel de la régie. Mohamed Sadikki, ancien cadre de la Redal, y occupe un logement dont il peut devenir propriétaire en sa qualité d’ancien salarié de la régie. Un document, publié par la FGD, affirme que le maire PJD pourra accéder à la propriété du bien une fois que la situation foncière de la parcelle aura été apurée. Dans sa publication, la FGD affirme que « le maire de Rabat utilise sa position pour faire avancer ses intérêts personnels sous couvert d’intérêt général« .

Mohamed Saddiki réfute ces accusations. Joint par Telquel.ma, il affirme que « le point de l’expropriation de cette parcelle a été inscrit à l’ordre du jour par la Wilaya en application de l’article 39 de la loi 113-14 sur les communes et non par la majorité au Conseil de la ville« . Il nous explique ne « pas être inconscient politiquement au point de faire une chose pareille » et affirme que « les conseillers de la FGD n’étaient pas présents lors de la réunion de la commission où l’ordre du jour a été présenté, malgré l’invitation qui leur a été adressée« .

Pour Omar El Hyani, un élu FGD, ces explications ne changent rien à la situation de « conflit d’intérêts » dans laquelle se trouve le maire. Il explique « être pour l’expropriation pour intérêt public tant que ça ne touche pas les logements de fonction cédés aux ex-employés dont fait partie le maire. Pour les logements, il faudra régulariser la situation avec les propriétaires actuels du terrain« , qui appartient à une famille de Rabat.

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