Le président de Melilla demande au Maroc de rapatrier les enfants des rues

Le président de la ville de Melilla demande au Maroc de rapatrier les enfants mineurs qui vivent dans les rues du centre-ville et que le pays ne pas expulser.

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Le président de la ville de Melilla demande au Maroc de rapatrier les enfants mineurs qui vivent dans les rues du centre-ville et que le pays ne pas expulser.

« Le Maroc doit accepter que les mineurs non accompagnés soient rapatriés, avec attention, prudence et précaution », a déclaré, le 12 janvier, le président de la ville autonome de Melilla Juan José Imbroda au site d’informations espagnol El Faro digital. L’homme politique lance un « appel aux autorités marocaines  » pour procéder au rapatriement des 320 enfants vivant dans les rues du centre-ville de l’enclave espagnole, selon le média en ligne.

Un discours qui fait suite à la mort d’un jeune Marocain, tombé dans les eaux du port. « Les enfants passent par des endroits très dangereux, des pentes glissantes et étroites, pour essayer d’embarquer sur des navires qui vont vers la péninsule  », explique Stéphane Julinet du Groupe antiraciste de défense et d’accompagnement des étrangers et migrants (GADEM). La plupart des clandestins marocains qui investissent Melilla sont mineurs, car, contrairement aux adultes, les conditions pour les expulser sont très restrictives.

La loi organique 4/2000 sur les droits et les libertés des étrangers en Espagne prévoit que les enfants étrangers, et sans papiers, sur le territoire espagnol doivent être pris en charge par la Communauté autonome et mis sous tutelle si leurs familles ne sont pas identifiées. L’expulsion d’un mineur n’est envisageable que si une réunification avec la famille, identifiée, est possible ou si le pays d’origine s’engage à prendre l’enfant en charge. « Nous avons fait des investissements importants, installés des lits, mais nous sommes débordés  », se lamente Juan José Imbroda. Un débordement qui se ressentirait dans les conditions d’accueil : « Il y a un premier foyer où les conditions d’accueil sont horribles et où il y a beaucoup de racisme. Ils ne restent pas ou ne veulent même pas y aller et finissent par vivre dans la rue  », rapporte le militant du GADEM.

 

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