Le Gadem dénonce les détentions arbitraires des migrants

L’association de défense des migrants a publié un rapport dans lequel elle fait état de 800 détentions arbitraires de migrants illégaux.

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Manifestation organisée au Maroc par le collectif "Ana Machi Azzi".
Manifestation organisée au Maroc par le collectif "Ana Machi Azzi". Crédit : AFP

Lors d’une conférence tenue jeudi 17 décembre à Rabat, l’association a présenté son rapport « Ceuta &Melilla, centres de tri à ciel ouvert aux portes de l’Afrique ». Selon le rapport Sebta et Melilia deviennent « des centres de tri des vies » pour les migrants, l’association a relevé que 1200 migrants irréguliers ont été arrêtés  dans la région de Nador durant l’année 2015.

Le Gadem note que  800 personnes  ont fait l’objet de détentions arbitraires dans des centres de rétention identifiés dans 18 villes différentes au sud du Maroc, depuis le 19 février 2015. Parmi ces personnes se trouvaient « des mineurs, une femme enceinte, des demandeurs d’asile, ainsi que des personnes ayant déposé une demande de régulation, mais sans avoir reçu de réponse en première instance ».

Le rapport établi par le Gadem dénonce également la mise en place de « trafics où les personnes syriennes et subsahariennes sont contraintes de payer des sommes considérables pour traverser les frontières » de Sebta ou de Melilia. Selon le rapport le travail des ONG de protection des droits des migrants est « fortement réprimé » à Sebta et Melilia.

Bilal Jouhari chargé de communication à GADEM, affirme que les mesures de sécurité prises par le Maroc et l’Espagne, poussent les migrants à suivre d’autres chemins plus dangereux, en choisissant la route du sud vers les iles Canaries depuis la région de Laayoune. « D’autres quittent le Maroc pour tenter de rejoindre l’Europe depuis la Libye » rajoute Jouhari.

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