L'AMDH porte plainte contre Amendis pour "escroquerie"

L'Association marocaine des droits de l'Homme (AMDH) porte plainte contre Amendis à cause de la hausse des factures.

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Manifestation à Tanger contre la hausse des factures d'Amendis le 31 octobre. Crédit : Yassine Toumi.

Le site d’information Lakome2 révèle que l’AMDH porte plainte contre Amendis. Motif : escroquerie. Maître Abdeslam El Bekioui explique au média que les avocats de l’association vont organiser leur défense « en se basant sur des documents de la Cour des comptes » et « sur les déclarations de Benkirane et du maire de Tanger qui parlent d’une révision de 80 000 factures », ce qui, d’après l’avocat, confirme qu’il y a bien eu un « dysfonctionnement ». Mais pour Abdeslam El Bekioui, il ne s’agit pas seulement de défaillance mais d’ « actes criminels, d’une volonté d’escroquer les citoyens ».

L’AMDH pointe du doigt une hausse de 60 % des factures entre août et septembre et critique le fait qu’Amendis ne contrôle les compteurs seulement tous les six mois. « Ce manque de contrôle mensuel a provoqué la hausse de consommation des citoyens et donc une hausse du montant de quelques factures », estime Abdeslam El Bekioui.

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La faute au contrat programme

De son côté, Bruno Collard, PDG de Veolia Maroc (maison mère d’Amendis) a répondu aux critiques dans une interview accordée au quotidien L’Economiste le 17 novembre. « Amendis n’a pas sa propre grille tarifaire. Elle est définie sur décision du gouvernement […] les nouveaux tarifs pratiqués sont tout à fait dans la moyenne de tarifs nationaux », assure-t-il, contrairement à ce qu’avance la Cour des comptes dans son rapport de 2014, mais portant sur les prix de 2012.

Il explique que la hausse des factures ces derniers mois est liée à la hausse des tarifs due au contrat programme Etat/ONEE et à la hausse de la consommation liée à la tenue du ramadan en plein été. L’effet devrait se poursuivre avec une hausse en janvier 2016 et en janvier 2017. La société a étudié 80 000 factures, 10 000 ont été révisées pour les mois de juillet, août, septembre et octobre, même si « ce ne sont pas des erreurs de facturation ». D’après lui, en moyenne sur 500 000 clients, moins de 0,1 % des factures sont erronées.

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