Amendis: « moins de 0,1% des factures révisées sont erronées »

Bruno Collard, directeur général de Veolia, maison-mère d’Amendis a également révélé que Tanger doit 110 millions de dirhams à sa société.

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Quelques semaines après des manifestations  à Tanger pour protester, contre « la cherté des factures », Veolia Maroc, la maison-mère d’Amendis, a tenu  à apporter quelques éclaircissements et des précisions sur l’évolution de la situation.

Ainsi pour désamorcer la crise, la filiale de Veolia  a révélé avoir recalculé plus de 80 000 factures des « clients éligibles » c’est-à-dire ceux disposant de compteurs collectifs. Selon l’Economiste dans son édition du mardi 17 octobre, seuls 10 000 clients sur les 500 000 que compte la société, étaient concernés par les révisions. «  Sur les 10 000 clients il a été décidé d’appliquer une révision  rétroactive  sur les mois de juillet,  aôut , septembre  et octobre » explique Bruno Collard, le patron de Veolia  Maroc qui était invité au Club de l’Economiste.

De même,  selon le responsable de Veolia Maroc, « le recalcul des factures représente un manque à gagner  de  8 millions de dirhams ».  De même, le directeur général  de Veolia Maroc précise que la majorité des factures, soit 80% , ne dépassent pas les 300 dirhams. « Il y a très peu d’erreurs dans les factures comme attestent les vérifications que nous avons menées sous le contrôle des autorités délégantes. Nous avons en moyenne moins de 0,1% de factures erronées »,explique-t’il. « C’est le contexte post électoral qui a politisé la question de gestion déléguée dans le Nord » a-t’il ajouté.

Dégageant toute responsabilté d’Amendis, Bruno Collard justifie les augmentations des prix de certaines factures par l’usage des compteurs partagés et surtout par l’application du système tarifaire  adopté dans le cadre du contrat programme en juillet 2014 entre le gouvernement et l’ONEE (Office national de l’électricité et de l’eau potable).

« Amendis n’a pas sa propre grille tarifaire. La grille des tarifs est définie sur décision du gouvernement et elle est identique à toutes les communes du royaume », a expliqué le patron de Veolia Maroc avant de préciser que « les tarifs eux même sont fixés par les communes et appliqués après l’accord du gouvernement ».

 Une troisième hausse en janvier 2016

Autre facteur expliquant la hausse des prix des factures des mois de juillet-août, un effet conjugué entre la nouvelle grille tarifaire  et une forte consommation. « Historiquement ces deux mois [Juillet –août, ndlr]  enregistrent  des records de consommation, accentués par l’effet Ramadan, l’été dernier  avec plus de consommation et d’activité dans la soirée »,  a indiqué Bruno Collard.

Ce dernier explique également que depuis l’application du contrat programme Etat-ONEE en 2014 et qui s’étale sur quatre ans,  il y a eu une première hausse la même année et une deuxième en janvier 2015. « Théoriquement à partir du moment où le contrat programme se poursuit,  une troisième hausse  arrive en janvier  2016 et la dernière en janvier 2017 » prévient –il précisant  que ce sera le cas pour toutes les villes du Maroc.

Tanger doit 110 millions de dirhams à Amendis

Le responsable de Veolia Maroc est également revenu sur la gestion  et la distribution de l’eau et de l’électricité par Amendis  qui selon lui « n’est pas particulièrement rentable ».

Il indique que deux tiers des 3 milliards de dirhams de chiffre d’affaires de la société sont versés à l’ONEE.

De plus, le responsable de la société française a assuré que la ville du Détroit doit un montant 110 millions de dirhams au titre des arriérés de paiement à Amendis.

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