Tout ce qu’il faut savoir sur «la révolte des bougies» à Tanger

La rue réclame le départ d'Amendis alors que les autorités tentent tout pour trouver des solutions afin de désamorcer la crise. Ce qu'il faut savoir sur la révolte contre Amendis à Tanger.

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Crédit : Yassine Toumi

La tension ne retombe pas

Des milliers de Tangérois étaient  à nouveau dans les rues le samedi 31 octobre pour protester contre la hausse des factures d’eau et d’électricité  gérées par  Amendis et exiger son départ. Il s’agit  de la troisième manifestation après celles du 17 et 24 octobre, et ce malgré une série de mesures annoncées la veille, le vendredi 30 octobre par  Bachir Abdellaoui, le maire de Tanger qui a reconnu des erreurs sur la facturation. Parmi les mesures prises la révision de l’ensemble des factures émises par Amendis depuis le mois de juillet 2015 et la mise en place de compteurs individuels.

Crédit : Yassine Toumi
Crédit : Yassine Toumi

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Le départ d’Amendis coûtera 4 milliards de dirhams 

Le maire de Tanger El Bachir Abdellaoui  qui a reconnu des erreurs sur la facturation a affirmé que le conseil de la ville ne pourrait pas se permettre de  résilier le contrat avec Amendis car cela coûterait 4 milliards de dirhams à la ville si on se réfère aux fonds investis dans plusieurs projets.

L’appel du roi

Suite à la dernière manifestation, le chef du gouvernement ainsi que le ministre de l’Intérieur se sont rendus le dimanche 1er novembre à Tanger sur instruction de Mohammed VI afin d’essayer de trouver des solutions pour la cherté des factures d’eau et d’électricité.

Après une réunion avec les conseillers de la ville, le ministère de l’Intérieur et le chef du gouvernement ont annoncé une série de mesures immédiates. Parmi elles : la révision des factures de juillet et août, l’ouverture de nouvelles agences, la mise en place d’un guichet de réclamations dans chacune d’entre elles, la distribution de compteurs individuels voire de compteurs prépayés selon la situation, ou encore la mise en place d’une cellule chargée de vérifier toutes les factures qui dépassent la consommation habituelle. Le département de Mohamed Hassad a interpellé la société chargée de l’eau et de l’électricité Amendis sur sa gestion.

Rappelons également qu’au lendemain de  la deuxième manifestation, qui avait eu lieu le 24 octobre dernier,  le même ministère avait mis en place une « commission spécialisée » chargée « étudier les plaintes des citoyens » concernant la cherté des factures d’eau et d’électricité.

Un conflit qui dure

16 jours se sont écoulés depuis la première contestation des Tangérois.  Mais ce n’est pas la première fois qu’Amendis subit la colère des Tangérois. Déjà en 2011 des manifestants avaient pris pour cible une agence de la filiale de l’opérateur chargée de la distribution d’eau et d’électricité à Tanger en demandant son départ.

Aux origines du problème

Tout a commencé la nuit du samedi 17 octobre, où les habitants d’un quartier de Tanger ont choisi de faire plonger dans le noir tout un quartier en protestation des factures jugées trop chères d’Amendis. Deux manifestations s’en sont suivies, dont la dernière  qui eu lieu le 31 octobre .

Chouhaid  Nasr, le directeur du site d’Amendis à Tanger, a justifié l’augmentation  de certaines factures par l’usage des compteurs partagés et l’application du système tarifaire  adopté dans le cadre du contrat programme en juillet 2014 entre le gouvernement et l’ONEE.

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