Le pilote jordanien otage de Daech brûlé vif il y a un mois

Le groupe Etat islamique (EI) a diffusé une vidéo d'un homme en train d'être brûlé vif dans une cage et affirmé qu'il s'agissait du pilote jordanien capturé en Syrie le 24 décembre.

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Une photo du pilote jordanien postée sur Twitter par des sympathisants de l'organisation de l'État islamique.
Une photo du pilote jordanien postée sur Twitter par des sympathisants de l'organisation de l'État islamique. Crédit: AFP

Une exécution qui remonte au 3 janvier, a affirmé la télévision officielle de Jordanie peu après la diffusion de la vidéo de l’EI, ce mardi 3 février.

L’armée jordanienne a de son côté promis de venger la mort de son pilote Maaz al-Kassasbeh, qui menait un raid sur des positions de l’EI dans le cadre de la coalition internationale anti-jihadistes lorsqu’il a été fait prisonnier par daech après le crash de son avion.

Des images insoutenables

Sur les images insoutenables de cette vidéo de 22 minutes, on le voit, vêtu d’une tenue orange, avancer parmi des ruines au milieu d’hommes en tenue militaire, masqués et armés. Alors que Kassasbeh est enfermé dans une cage en métal, un de ces hommes, présenté comme un « émir d’une région bombardée par la coalition des croisés« , prend une torche et met le feu à de l’essence. Les flammes se propagent alors jusqu’à la cage. Le supplicié cherche en vain à se protéger, se débat avant d’être transformé en une boule de feu. Un tracteur déverse ensuite des gravas sur la cage, qui s’affaisse.

Dans un bandeau incrusté à l’antenne, la télévision jordanienne a assuré que le « martyre du pilote Kassasbeh » datait du « 3 janvier« . Dans la vidéo, l’EI donne en outre le nom, les photos et les adresses de pilote jordaniens et déclare offrir une récompense de « 100 pièces en or » à ceux qui tueraient ce qu’il appelle un « pilote croisé« .

La Jordanie avait affirmé dimanche sa détermination « à tout faire » pour sauver la vie de son pilote prisonnier et avait également « vivement » condamné l’exécution, la veille par l’EI, d’un second otage japonais, capturé en Syrie. Depuis plusieurs jours, Amman exigeait une preuve que son pilote était vivant avant d’envisager de libérer, comme l’exigeait l’EI, une prisonnière irakienne condamnée à mort pour son implication dans des attentats meurtriers en Jordanie en 2005.

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