Maroc

Rapport du cinquantenaire: Histoire d’un projet de règne

Le souverain accompagné de son conseiller Abdelaziz Meziane Belfkih en juin 2009. Crédit: Maradji
Rapport du cinquantenaire: Histoire d’un projet de règne
mai 09
16:57 2017
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Mohammed VI a confié à son conseiller Abdelaziz Meziane Belfkih le soin de lui dessiner un projet de règne. Un travail colossal truffé de recommandations pour le développement humain du Maroc. Récit.

Le 27 juillet 2007, Mohammed VI ne cache pas son bonheur. Ce jour-là, il inaugure le port de Tanger Med I, qui accueille, pour l’occasion, “Evelyn Maersk”, l’un des plus grands porte-conteneurs au monde. Opération marketing réussie pour l’armateur danois, et son hôte, le Maroc. Le roi pressent que cette infrastructure sera l’une des réussites de son règne. Et c’est à son conseiller le plus influent de l’époque, Abdelaziz Meziane Belfkih, que le roi doit la mise en musique de sa vision pour ce port en eau profonde. Mais au moment de raccompagner le souverain vers sa voiture, le fidèle conseiller lui glisse, inquiet: “Majesté, nous n’avons encore rien fait. Il faut lancer aujourd’hui la préparation du deuxième port”. Trois ans avant d’être emporté par la maladie, Si Meziane ne se reposait toujours pas sur ses lauriers. “Dès le lendemain, il a réuni les équipes et annoncé le lancement d’une extension Tanger Med II”, témoigne un proche du conseiller. “En plus, il faisait tout avec élégance et en y mettant les formes. Il n’y a pas un seul projet intéressant autour de nous qui ne porte pas son empreinte”, résume avec émotion Ahmed Akhchichine, fidèle compagnon du conseiller royal.

Mohammed VI inaugure le port de Tanger-Med à Ksar Sghir, en juillet 2007. Crédit: AFP

Mohammed VI inaugure le port de Tanger-Med à Ksar Sghir, en juillet 2007. Crédit: AFP

Meziane Belfkih a été l’un des architectes les plus importants du Maroc moderne. Son héritage en dur — barrages, routes, autoroutes et ports — est connu, et régulièrement loué. Ce qui l’est moins, c’est le projet de règne qu’il a dessiné pour Mohammed VI. Appelé “Rapport du cinquantenaire”, ce travail colossal, qui a mobilisé plus d’une centaine de compétences, n’a jamais été assumé en tant que tel, même par Meziane Belfkih. C’est ce travail qu’il a laissé en héritage et qui est l’œuvre de sa vie. Une formule que le conseiller royal nous aurait reprochée. “Il n’était pas dans l’hyperbole. Il se méfiait des termes un peu forts comme ça. L’œuvre de sa vie non, mais plutôt l’aboutissement d’une carrière de haut commis de l’État qui est chargé par la plus haute autorité du pays de coordonner un travail de réconciliation économique, sociale et sociétale”, précise Réda Hamedoun, ancien membre de son cabinet et fidèle gardien de sa mémoire. Plus de dix ans après la présentation du rapport du cinquantenaire au palais royal de Rabat, l’histoire de ce travail n’a jamais été racontée. Pourtant, les difficultés du Maroc de 2017 étaient déjà écrites noir sur blanc dans ce rapport. Replonger dans ces pages, déflorer les secrets de cet exercice unique au Maroc, c’est aussi mesurer les défis relevés par le pays depuis, et ses échecs cuisants.

Une commande royale

En 2003, l’année où le chantier du rapport du cinquantenaire est lancé, il y a d’abord un contexte. “Le roi est aux commandes depuis peu. La question de la succession à Hassan II s’est réglée de manière habile, grâce à la complicité loyale plus qu’à la coopération de Abderrahmane Youssoufi. Les deux premières années ont donné lieu à un débat inédit sur la pérennité du système et le profil du monarque”, rappelle le politologue Mohamed Tozy, et membre de la commission scientifique du rapport. Mohammed VI était présenté comme un roi qui n’aime pas gouverner. Certains lui accolent l’étiquette de despote éclairé. D’autres estiment que le règne est trop naïf. Puis les attentats du 16 mai 2003 sont venus déstabiliser le système, redéfinissant la relation avec les islamistes et marquant une reprise en main sécuritaire. Le roi profite du Jubilé de l’indépendance pour exprimer, dans son discours du 20 août 2003, une demande claire : il faut marquer “une pause pour évaluer les étapes franchies par notre pays durant un demi-siècle en matière de développement humain en faisant le point des succès, des difficultés et des ambitions, et en tirant les enseignements des choix opérés”. Ce discours est une aubaine pour Si Meziane, qui avait “le pays chevillé au corps”, selon les mots de Réda Hamedoun, et surtout qui “a toujours à cœur de réfléchir à nos pratiques, où a-t-on eu raison ? Où a-t-on eu tort?”, nous explique Abdeslam Aboudrar, également membre de la commission scientifique et proche de Meziane Belfkih, dont il parle toujours au présent. Le conseiller royal voit enfin une opportunité pour évaluer nos politiques publiques. “À l’époque, dans l’entourage du roi, le plus expérimenté et le plus habile, c’est Si Meziane Belfkih. Il initie, avec le sens aigu d’un grand commis de l’État, une sorte de bilan des politiques publiques qui tourne au droit d’inventaire sur le règne de Hassan II. Ça n’a jamais été dit comme ça lors de nos réunions, mais l’esprit était là”, confie Tozy.

Capture Mohammed VI Meziane Belfkih Zoulikha Nasri 2003 Al Jazeera

Réunion de travail entre Mohammed VI, Meziane Belflkih et Zoulkha Nasri.

Mais au-delà du bilan des 50 années passées, le conseiller royal tenait surtout au deuxième volet du rapport du cinquantenaire, qui allait porter sur les perspectives pour les 20 prochaines années. C’est avec une vision d’avenir que ce travail est donc entamé. “En réalité, à l’origine du rapport du cinquantenaire, il y avait l’idée qu’il y a un projet de règne. Ce projet, bien sûr, ne se fera pas du jour au lendemain. Il va probablement être amené à installer des codes nouveaux, à ouvrir de nouvelles perspectives, mais on ne peut pas le faire si nous n’avons pas une lecture sereine de ce qui s’est passé avant”, témoigne l’un des piliers du rapport du cinquantenaire, Ahmed Akhchichine. Cette lecture sereine devait répondre à trois questions essentielles : que se passe-t-il concernant la création de richesses ? Qu’en est-il des entraves à la modernisation des institutions et à l’élargissement de l’État de droit ? Où en est-on dans la fracture sociale?

Langage de vérité

Quatre mois après le discours du roi, Abdelaziz Meziane Belfkih et Rachid Benmokhtar partagent ensemble leur petit-déjeuner à l’Hôtel Kenzi Farah de Marrakech. “Il m’a dit maintenant il faut qu’on s’y mette”, se remémore Benmokhtar, à l’époque président de l’université Al Akhawayn. Les deux hommes se rendent au bureau de tabac le plus proche, achètent feuilles et stylos et tracent le schéma d’organisation du rapport, avec un comité directeur et une commission scientifique. Il fallait aussi un lieu pour installer le secrétariat général. Taïeb Chkili, président de l’Université Mohammed V, met à leur disposition l’ancien siège de la présidence près de l’ENSIAS à Rabat. Meziane Belfkih et Rachid Benmokhtar préparent l’architecture de leurs équipes de travail, le conseiller royal s’entoure de trois chargés de mission et l’ancien ministre de l’Éducation est accompagné de deux lauréates d’Al Akhawayn pour la partie logistique.

Encadre

Reste ceux qui vont nourrir ce rapport, plus d’une centaine d’experts pluridisciplinaires. Un contenu scientifique donc, divisé en thématiques. Le conseiller royal n’a pas de mal à convaincre les contributeurs. Lui qui avait coutume d’inviter chez lui différentes personnalités politiques et de la société civile pour écouter et sonder leurs avis, trouve dans son ouverture son plus grand atout. “Il sait mettre une distance entre sa fonction de conseiller et ses relations personnelles. Il inspire confiance. Les personnes sollicitées savaient qu’il n’était pas là pour les manipuler, mais qu’il le faisait pour la bonne cause”, analyse Aboudrar, toujours avec ce présent de l’indicatif, comme pour souligner l’immortalité de son ami. Et d’ajouter : “Il ne cherche pas l’allégeance. Au contraire, il apprécie quand on lui tient un langage de vérité. Ce qui l’intéresse c’est la qualité et la vérité”. C’est précisément cette impression que garde la première femme présidente d’université, Rahma Bourqia. “J’étais loin des cercles du pouvoir. Quand Si Meziane m’a contactée, je ne le connaissais pas personnellement. Mais j’ai senti que c’était un grand projet national auquel il fallait contribuer. On a d’ailleurs tous donné le meilleur de notre savoir et de nos connaissances”, témoigne l’ancienne présidente de l’Université Hassan II de Casablanca, qui est désignée modératrice du groupe de recherche “Société, famille, femmes et jeunesse”.

Le sentiment de devoir patriotique est invoqué par la majorité des contributeurs, dont aucun n’a été rémunéré pour ce travail qui a nécessité près de deux ans de dur labeur. Mais l’amour de la patrie n’explique pas tout. Et si le Palais, par l’entremise du plus puissant conseiller, n’ourdissait finalement qu’un sombre complot pour mettre à sa botte toute la matière grise que comptait le pays ? “Le contenu n’a jamais été fixé d’en haut ni la méthode”, jure Tozy, qui a contribué au rapport. “Ce qui m’a mise à l’aise, c’est qu’il n’y avait pas de consigne, pas de censure”, confesse Bourqia. Aboudrar abonde dans ce sens : “Nous avions une liberté totale de dire et de présenter ce que l’on veut ”. Plusieurs contributeurs rapportent par exemple que l’économiste Najib Akesbi, également associé au rapport du cinquantenaire, a tenu ces propos devant le conseiller royal lors d’une rencontre générale à Ifrane : “La monarchie est un obstacle au développement”. Meziane Belfkih n’a pas fait de commentaire, il est resté impassible. Sa promesse était celle-là : l’indépendance.

Entreprise titanesque

4500 pages. Un scan complet du Maroc depuis 50 ans. Une mine de données. Et des perspectives pour 2025. Le travail colossal réalisé par la centaine d’experts est une première au Maroc. “Si Abdelaziz avait proposé une démarche qui était en fait une tentative de reconstituer ce que devait être la lecture idéale”, explique Akhchichine. Pour le “haut commis de l’État”, comme l’appellent tous ses compagnons dans cette aventure, cette lecture idéale devait être une réflexion à plusieurs cerveaux et une rédaction à plusieurs mains pour rassembler les éléments du puzzle. “Il y a eu des contributions individuelles libres sous la responsabilité de ceux qui les écrivaient, avec aucune interférence de la commission scientifique ni du comité directeur. Puis un rapport de synthèse pour chaque thématique qui reprenait les contributions individuelles et qui était le travail de l’équipe. Ensuite le rapport général. Et enfin un rapport de synthèse”, détaille Benmokhtar.

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Ahmed Akhchichine ( à gauche), l'un des piliers du rapport du cinquantenaire explique que tous les projets importants du Maroc portent l'empreinte de Meziane Belfkih. Crédit: Rachid Tniouini

Très vite, des équations déterminantes pour l’avenir du Maroc apparaissent. Par exemple, comment se fait-il qu’avec plusieurs Constitutions et expériences parlementaires, le Maroc n’arrive pas à réunir les conditions de la normalité politique ? Ou encore, comment se fait-il qu’avec une politique des barrages aussi volontariste, le Maroc est quand même exposé au stress hydrique ? “La valeur ajoutée de ce travail est justement là. Il a défini les artères névralgiques à partir desquelles les grandes questions vont se poser”, confirme Akhchichine. Ce dernier, avec Rachid Benmokhtar et Mohamed Berdouzi, membre du groupe de travail “Gouvernance”, retrouvent Meziane Belfkih tous les soirs à son bureau de la Commission spéciale éducation-formation (COSEF). Ils étaient les habitués, les autres contributeurs passaient aussi pour une heure ou deux. “Il y a eu plusieurs relectures du rapport de synthèse, tous les soirs pendant un mois et demi. Si Meziane présidait, les contributeurs corrigeaient, et ses proches collaborateurs reprenaient”, raconte l’un des chargés de mission de Belfkih. Les sessions de nuit finissaient tard, souvent à 3 ou 4 h du matin. “On faisait des charrettes, comme on dit, parce que nous avions un engagement auprès de Sa Majesté pour lui remettre le rapport, la date était fixée”, explique Benmokhtar. Le roi avait-il été mis au courant de ce que ces éminences grises préparaient ? “Oui. Il y avait eu des échanges entre son conseiller et lui. Il était au courant de ce qu’il se passait. Il ne faut pas oublier que ce travail avait impliqué beaucoup de gens”, explique un membre de la garde rapprochée du conseiller.

Le testament de Si Meziane

En janvier 2006, Mohammed VI reçoit au palais royal de Rabat les chevilles ouvrières du rapport du cinquantenaire et les responsables du rapport de l’IER (Instance équité et réconciliation). Deux documents qui procèdent de la même volonté : solder les erreurs du passé pour mieux appréhender l’avenir. Pourtant, le contenu exhaustif et passionnant du rapport du cinquantenaire ne verse pas dans la complaisance. “Il y avait des passages très durs sur l’administration, l’efficacité du pays et certains choix du Maroc”, commente Tozy. Benmokhtar prend pour exemple le diagnostic du passé politique du royaume : “Nous n’y sommes pas allés de main morte sur ce volet. L’opposition entre la monarchie d’un côté et les partis politiques de l’autre a fait perdre 40 ans de développement au Maroc. Au lieu de s’occuper de développement on s’est attardés sur des luttes de pouvoir”. Et évoquer les atouts et les éléments positifs “n’était pas un exercice de maquillage ou de la littérature à la façon de la Pravda. Nous étions objectifs”, insiste l’un des rédacteurs du rapport de synthèse. Ce dernier, plus policé que le rapport général selon quelques voix critiques, révèle surtout un travail de qualité, dépassionné, analytique et rigoureux. “Il reflétait la personnalité de ceux qui y ont participé, et surtout il collait à la personnalité de Si Meziane. Jamais de conversation de salon ou de critique personnelle, seul le fond l’intéressait”, rappelle son chargé de mission, Réda Hamedoun.

Force est de reconnaître que le rapport est une sorte de testament du haut commis de l’État. “Il n’a pas laissé de biographie, il ne comptait d’ailleurs pas en écrire malgré les nombreuses sollicitations. Il aurait été gêné qu’on en parle dans ces termes, mais le rapport c’était lui. Le titre ‘Le Maroc possible’ était de lui. Les meilleurs passages étaient de lui”, assure l’un de ses collaborateurs. Les auteurs du rapport de Meziane Belfkih inscrivent dans le marbre leur triple conviction : “La destinée du pays est entre nos mains, les vertus du débat public sont inestimables, et seule la pratique démocratique consolidée peut engager de manière irréversible notre pays sur les voies de la réussite”.

Que reste-t-il de nos espoirs ?

Chacun peut aujourd’hui apprécier ce qu’il reste ou pas de ce rapport inestimable.“C’était un travail intellectuel intense, mais personne, y compris Meziane Belfkih, n’était sûr que ce sera le projet qui allait être adopté”, reconnaît Tozy. Il y a ceux qui voient le verre à moitié plein. “Il reste beaucoup de concepts qui n’étaient pas dans la conversation nationale de l’époque et que nous avions sciemment introduits : reddition des comptes, évaluation des politiques publiques, planification, prise de décision basée sur la connaissance… Ces principes n’étaient pas l’alpha et l’oméga de la politique publique. Aujourd’hui, ils sont de plus en plus invoqués”, estime Réda Hamedoun. Le Mouvement de tous les démocrates de Fouad Ali El Himma va être l’aboutissement politique du rapport par exemple. C’est aussi ce travail qui a inspiré le leitmotiv du PAM, “authenticité et modernité”, deux éléments forts qui sont ressortis de l’étude sur les valeurs des Marocains, réalisée à l’occasion du cinquantenaire. “La Constitution de 2011 est aussi une résultante de ce travail. Dans le rapport, il y avait déjà des idées de changement pour ce texte. La réflexion existait déjà”, rappelle Rahma Bourqia.
Mais l’absence d’appropriation de ce projet par la classe politique est l’échec amer que tous les artisans de ce travail déplorent.”La culture politique qui va de pair avec l’éducation n’a pas évolué. Le politique ne s’inspire pas de la réflexion. Le rapport du cinquantenaire n’a malheureusement pas contribué à construire un pont entre la réflexion et l’action”, regrette Bourqia. Le constat est d’autant plus triste que la partie “Perspectives” aurait pu être une base objective pour bâtir les politiques publiques. “Cette partie devrait inspirer tous ceux qui sont aux affaires publiques. Je ne dis pas qu’il faille le prendre pour argent comptant, mais c’est un point de départ pour tracer les grandes composantes d’un programme de réforme”, préconise Aboudrar.

Deux scénarios ont été retenus dans le rapport du cinquantenaire. L’un était un scénario de continuité, le deuxième était volontariste. C’était ce dernier que les auteurs du rapport, défendus par Abdelaziz Meziane Belfkih, voulaient voir s’imposer. Un scénario pour dénouer les cinq nœuds du futur (voir infographie). Le rêve de Meziane Belfkih était d’ailleurs résumé dans la conclusion du rapport : “Pour que le rêve du Maroc souhaitable corresponde aux chemins du Maroc possible.” Avant de disparaître, il martelait ses proches avec une seule conviction : pour inscrire le Maroc dans la modernité, il faut maintenir un rythme de croissance entre 5 à 7% pendant une vingtaine d’années et régler le problème de l’éducation. Le reste n’est que perte de temps, disait-il. Avec beaucoup d’émotion, il conjurait l’un de ses proches aux affaires : “La seule chose sur laquelle vous devez travailler c’est la création de richesses. Ce qui est fait aujourd’hui va nous amener à partager la pauvreté. Plus vous aurez de culs-terreux, moins vous aurez de chances d’installer une démocratie”. L’avenir ne l’a pas contredit.

Les nœuds du futur

Pour assurer son développement, le Maroc doit dépasser des blocages et des déficits structurels, conclut le rapport du cinquantenaire. Les rédacteurs ont défini cinq nœuds “qui compromettront à coup sûr le développement du pays” s’ils ne sont pas résolus d’ici 2025.

L’inclusion

Les femmes, les jeunes et le monde rural n’ont pas été inclus dans le processus de développement, privant le pays des potentialités de composantes
essentielles de sa population.

Le savoir

Les carences dans ce domaine doivent être comblées : l’éducation, la formation, l’alphabétisation, la production culturelle, la diffusion du savoir tacite, la recherche scientifique et l’innovation.

L’économie

La faible croissance globale et une répartition inéquitable des fruits de cette croissance engendrent inégalités et chômage de masse.

La santé

L’accès inéquitable aux soins, le financement insuffisant, la distribution géographique inégale de l’offre sanitaire et les insuffisances du système
de gouvernance de la santé.

La gouvernance

Des déficits de bonne gouvernance dans les domaines suivants : la participation des populations concernées, la planification des projets de développement, peu de décisions déterminantes ont été précédées d’un débat contradictoire, les évaluations des politiques publiques sont rarement rendues publiques, et l’obligation de rendre des comptes n’est pas pleinement intégrée.

 

 

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